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apic/SRC/ budget 97/ déficit/Eglise genevoise dans les chiffres rouges
Genève: Assemblée générale de la Société catholique romaine (SRC) (091296)
Inquiétudes face à un budget 97 déficitaire
Genève, 9décembre (APIC) La Société catholique romaine de Genève (SRC)
vient d’approuver sans discussion le budget 1997 qui prévoit une perte de
862’000 francs sur un total de charges courantes budgetées de 8,726 millions de francs. Avertissement de Pierre Regad, secrétaire général de la
SRC et présentateur du budget: «C’est la dernière fois qu’on peut se permettre de mettre sous toit un budget avec une perte de cette importance».
Ces charges courantes au budget 97 sont toutefois en diminution de 2,7%
par rapport à 1995, précise Pierre Regad à l’APIC:»Cette baisse est un
élément important, car cela montre les efforts faits par tous les services
d’Eglise pour limiter les charges au maximum; on ne peut pas aller plus
loin dans ce sens: on n’a plus de marge de manoeuvre sur les frais de personnel, on ne peut plus engager quelqu’un sous peine de faire crever le
plafond! Si on touche aux autres postes, c’est des disparitions de
ministères, de services et de prestations».
Les revenus courants sont budgetés à près de 7,6 millions, d’où une perte du budget d’exploitation de près 1,2 million. La SCR escompte en plus
quelque 300’000 francs de produits extraordinaires (legs et dons importants).
A la fin novembre, les comptes 1996 laissaient apparaître une perte de
fonctionnement de 2,7 millions, réduite à 1,4 million grâce à l’apport de
quelques successions. Les charges ayant été tout à fait maîtrisées au cours
de l’exercice 1996, c’est à une diminution des rentrées de la contribution
ecclésiastique qu’il faut attribuer ce déficit, impossible à combler d’ici
la fin de l’année. A Genève, précise Pierre Regad, seulement 15% des catholiques paient leur contribution ecclésiastique. Si le nombre de personnents qui paient reste stable, le montant versé tend à diminuer. «C’est le
reflet de la conjoncture économique!». Mais il faudrait également que les
catholiques soient davantage conscients de la nécessité de financer leur
Eglise.
L’état de la trésorerie, qui accuse un découvert de 2,4 millions, constitue une autre cause d’inquiétude pour les instances financières de
l’Eglise catholique dans le canton de Genève. On comprend dès lors que le
budget 97, lui aussi déficitaire, incite le secrétaire général à tirer vigoureusement la sonnette d’alarme.
Un budget périlleux
Avec une perte de 862’000 francs environ, ce budget très périlleux ne
laisse en effet aucune place aux dépenses imprévues. Il ne permet pas non
plus d’engager du personnel supplémentaire. Les divers organismes cantonaux
ayant parfaitement joué le jeu en présentant des projets budgétaires calculés au plus juste, il ne reste plus aucune possibilité d’économies, à moins
de supprimer des services, des ministères ou des postes de travail. En revanche – et Pierre Regad est catégorique – on peut agir au niveau des recettes.
La preuve: l’appel de fonds lancé au début du mois de juillet auprès de
la population catholique du canton a rapporté 550’000 francs. Mais les campagnes financières ne suffisent pas et il serait peu judicieux de les multiplier, car elles risquent de lasser les gens. Restent les actions individuelles et concrètes, sur le terrain, pour essayer de faire passer le message dans les communautés paroissiales, les groupes et les mouvements.
Il s’agit maintenant de prendre le taureau par les cornes. Et trouver au
plus vite des solutions pour équilibrer les comptes. Pierre Regad invite
les membres de la SCR à entamer une réflexion de fond sur le sujet. Le Conseil pastoral cantonal, de son côté, a reçu mandat de passer en revue dès
janvier prochain, tous les postes du budget, de déterminer les priorités
pastorales et de fixer les dépenses dans le cadre de l’enveloppe actuelle
des recettes. Moyennant quoi, le secrétaire général espère pouvoir présenter, pour l’année 1998, un budget qui tienne enfin la route.
Trois nouveaux membres élus
Après l’approbation – à l’unanimité et sans discussion – du budget 1997,
l’assemblée générale de la SRC a procédé à l’élection de trois nouveaux
membres. 12 candidats étaient en lice. Il a suffi d’un seul tour de scrutin
pour élire, dans l’ordre, Philippe Thalmeyr, Isabelle Reusse et Pascal Sottas. Ce choix permettra d’assurer une meilleure représentativité des femmes
et des catholiques de la rive droite au sein de la SRC. (apic/gth/ba)



