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apic/Suisse/Campagne de Carême 1995
APIC – Dossier
Suisse: Campagne de Carême 1995 sous le thème «Ciel ma terre!» (040195)
Un slogan écologique pour toucher plus de monde
Lausanne, 4janvier(APIC) «Ciel ma terre!», tel est le slogan de la
Campagne de Carême que mènera cette année l’Action de Carême, des
catholiques suisses conjointement avec Pain pour le Prochain, son homologue
protestant et Etre Partenaire, l’oeuvre d’entraide catholique-chrétienne.
Avec ce slogan écologique, les oeuvres d’entraide mettent l’accent sur le
développement durable et sur la préservation des bases de l’existence. Pour
le secrétaire romand de l’Action de Carême, Charles Ridoré, le thème choisi
doit permettre de toucher un public très large.
«Nous sommes des hôtes sur la terre» estiment les oeuvres d’entraide
collaborant à la Campagne de Carême. Le développement durable exige, selon
elles, une attitude fondamentale nouvelle permettant de considérer les
ressources naturelles comme des biens qui nous sont confiés en prêt: nous
ne pouvons pas en disposer comme des propriétaires.
«La sauvegarde de la création est un thème écologique, mais pour nous,
en tant qu’organisme d’Eglise, la dimension spirituelle est primordiale, si
elle n’existait pas, le discours que l’on peut faire sur le plan écologique
resterait incomplet», estime Charles Ridoré, sécrétaire romand de l’Action
de Carême.
Pour concrétiser ce que signifie «le développement durable», l’Action de
Carême et Pain pour le Prochain ont pris comme exemple la culture du riz
dans la zone du Sud-Est asiatique. A partir de cet exemple, elles montrent
comment les bases naturelles de la vie, conditions nécessaires d’un
développement durable, sont menacées. Les zones du Sud-Est asiatique et du
Pacifique connaissent à la fois les taux les plus élevés de croissance
économique et de graves atteintes à l’environnement.
Pain pour le Prochain et l’Action de Carême ont créé ensemble toute une
documentation, allant du cahier d’animation jusqu’au traditionnel
calendrier de Carême. L’offre est très abondante. Pour Charles Ridoré, «un
bulletin de commande est comme un menu dans un restaurant, le client qui
arrive ne mange pas tout. La masse de documents s’adresse à des publics
différents. Du matériel pédagogique pour les catéchistes, des idées
d’animations et des éléments liturgiques pour les prêtres sont à
disposition. Les jeunes et les enfants ne sont pas en reste. Des
propositions d’animation, avec entre autres pour thème l’émerveillement, la
création et le développement durable leur sont proposés. Pour les enfants
entre 5 à 12 ans un poster-parcours a été conçus pour que chaque semaine
soit ouverte un extrait de prière. Cette année, on a cependant veillé à
diminuer la quantité de matériel.
Un thème moins controversé
Le cahier d’animation détaille le choix du thème ainsi que les objectifs
des oeuvres d’entraide. Ce fascicule contient également des propositions
d’actions, comme la soupe de Carême et présente les hôtes et intervenants
de la campagne. «Le thème de 1994, ’Les femmes animent le monde’ était plus
controversé, plus polémique, il pouvait amener plus de difficultés. Le
thème 95 posera probablement moins de problèmes de ce point de vue. Mais ce
n’est pas cette raison qui justifie son choix, nous n’avons pas choisi un
thème qui nous permettrait de récolter plus d’argent», souligne le
secrétaire romand de l’Action de Carême.
Les dons stagnent
Ces dix dernières années, il y a eu une stabilisation au niveau
financier voire une diminution «qui correspond au contexte dans lequel nous
vivons actuellement; la société est en crise et les gens questionnent davantage leur Eglises», explique Charles Ridoré. En tant qu’organisme
d’Eglise, poursuit-il, on peut subir les retombées d’une plus grande crédibilité accordée à l’Eglise dans son ensemble. Nous avons comme objectif de
toucher un public toujours plus large et de mobiliser les gens.
Pour la récolte d’argent, le secrétaire reprend la parole biblique: «Il
faut chercher d’abord le royaume de Dieu, sa justice et le reste vous
viendra par surcroit.» Il est plus important, à ses yeux, de travailler au
niveau du message, des relations, des valeurs que pour l’argent. «L’argent
est serviteur, il est moyen». (apic/emmanuelle bindschedler)



