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apic/Suisse/réactions Gaillot

Suisse: Le ’groupe pour une Eglise ouverte’ (180195)

proteste contre la révocation de Mgr Gaillot

«Un acte arbitraire de l’appareil romain»

Zurich, 18janvier(APIC) Les organisations suisses-alémaniques regroupées

dans le collectif «pour une Eglise ouverte» condamnent la «mesure punitive»

prise par le vatican à l’encontre de Mgr Gaillot. Dans une lettre ouverte

publié mercredi, le collectif dénonce la révocation de l’évêque d’Evreux,

comme un acte arbitraire de l’appareil du Vatican.

Cet acte arbitraire de l’appareil de pouvoir de la curie romaine est

l’apogée d’une suite de décisions scandaleuses de la direction de l’Eglise

catholique, écrivent les signataires. Ces faits portent une atteinte grave

à l’esprit de l’Evangile. Le pape et la curie mettent en danger la crédibilité de l’Eglise et réduisent à néant tout espoir de réforme. En refusant à

Mgr Gaillot le droit à l’écoute, au dialogue fraternel, et à la liberté

d’expression, le Vatican s’oppose aux plus élémentaires des droits de

l’homme, commente la lettre.

Mgr Gaillot est un témoin prophétique de Jésus et de son message libérateur. Ce qui compte pour lui c’est l’homme en particulier celui qui est découragé, celui qui souffre, qui est exclu et marginalisé. Selon la parole

de Jean Paul II lui-même, «le chemin de l’Eglise c’est l’homme», soulignent

les organisations. Mgr Gaillot qui a précisément suivi ce chemin est victime de mesures disciplinaires. Les signataires disent leur colère de constater que des évêques «sans peuple» comme Mgr Haas à Coire ou Mgr Krenn à StPölten sont maintenus à leur poste.

Le groupe pour une Eglise ouverte exige de la curie romaine qu’elle rétablisse dans toutes ses fonctions sur le siège d’Evreux Mgr Gaillot. A Mgr

Gaillot, il demande de ne pas se laisser chasser de son diocèse, parce que

l’Eglise et la société, et pas seulement en France, ont besoin de lui. Selon la parole biblique «il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes».

Le peuple de Dieu est appelé tout entier à s’opposer aux pratiques dictatoriales de la direction romaine qui refuse de reconnaître les «signes

des temps» et de s’engager pour une Eglise de liberté et de fraternité. La

lettre se termine sur une citation de Mgr Gaillot: «Une Eglise qui ne sert

pas ne sert à rien». (apic/com/mp)

18 janvier 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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