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Suisse romande: L’ACAT-Jeunes lance (170197)
une nouvelle campagne de solidarité et d’action
Pour la libération de cinq prisonniers
en Syrie, au Kenya,au Pérou, au japon et aux Etats-Unis
Genève, 17janvier (APIC) Ils ont entre 15 et 25 ans et sont une cinquantaine en Suisse romande à militer activement au sein de la «dynamique jeunes» de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT).
Ponctuellement, les jeunes de l’ACAT lancent des campagnes à thème. Cette
année, l’action menée en faveur de cinq personnes emprisonnées s’intitule
«Reflets». Symboliquement, c’est dans une miroiterie de Genève qu’ils ont
présenté jeudi à la presse, les grandes lignes de leur campagne.
La démarche des jeunes de l’ACAT dénonce la situation des droits de
l’homme dans cinq pays (Syrie, Kenya, Pérou, Japon, Etats-Unis), qui ne
défraient généralement pas la chronique en ce domaine. Du mois de janvier
au mois de mai, les jeunes de l’ACAT sillonneront la Suisse romande pour
sensibiliser l’opinion publique aux conditions faites à cinq prisonniers
dans ces pays: Faraj Bayraqdar, journaliste et poète syrien, détenu sans
inculpation et torturé; Nagata Hiroko, condamnée à mort japonaise; Koigi Wa
Wamwere, kenyan militant des droits de l’homme; Martha Huatay Ruiz, avocate
membre du parti communiste péruvien, et Joseph John Cannon, condamné à mort
aux Etats-Unis.
Concrètement, la campagne comporte la récolte de signatures apposées au
bas de pétitions en faveur des prisonniers parrainés. Ces pétitions seront
ensuite remises aux ambassades des pays concernés. L’ACAT vise la libération des prisonniers ou, pour le moins, leur mise en sécurité grace à la
notoriété que peut leur conférer ce genre de campagne.
La torture pratiqueé dans la moitié des pays du monde
Les jeunes de l’ACAT entendent dénoncer toutes les tortures, la pire
étant la condamnation à mort qui ne laisse aucun espoir. En matière de
droits de l’homme, la situation reste très préoccupante, rappelle l’ACAT,
lorsque l’on sait que la moitié des pays du monde pratiquent la torture et
que près de la moitié recourent encore à la peine de mort. Le parrainage de
prisonniers ou les appels urgents en faveur de personnes en danger demeurent néanmoins des moyens de pression efficaces: un appel sur quatre aboutit à une libération ou à une amélioration du régime d’incarcération.
Au cours des actions qu’ils mèneront dans les rues de Lausanne (25-26
janvier), Fribourg (8-9 mars), Sion (12-13 avril) et Neuchâtel (3-4 mai),
les jeunes de l’ACAT seront porteurs d’un symbole distinctif: un badge constitué d’un miroir avec un point d’interrogation. Une manière d’illustrer
leur envie de lutter pour les droits de l’homme en se demandant quel autre
reflet donner du monde actuel. Une interrogation pour inciter à l’action,
espèrent les jeunes de l’ACAT.
La dynamique «jeunes» de l’ACAT est une composante de l’organisation oecuménique et non-gouvernementale qui milite pour l’abolition de la torture
et des exécutions capitales. En Suisse romande, des groupes ACAT Jeunes
existent à Genève, Lausanne et Fribourg. L’ACAT est présente dans plus de
vingt pays d’Europe, d’Amérique du Nord et du Sud, d’Afrique et d’Asie.
(apic/spp/mp)



