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apic/Symposium/Vie/Vatican/Conclusions
Rome: 400 experts invitent les hommes politiques
catholiques à se mettre «au service de la vie» (300596)
Rome, 30mai(APIC) «L’Osservatore Romano» a publié le 29 mai un appel
adressé aux hommes politiques par les 400 participants d’un symposium international consacré aux implications de l’encyclique «Evangelium vitae» de
Jean-Paul II dans le domaine du droit et des législations. Ce symposium,
qui s’est tenu à Rome du 23 au 25 mai, coïncidait avec le premier anniversaire de la publication de l’encyclique.
L’appel «exhorte les hommes politiques, spécialement ceux qui devraient
manifester avec fierté leur identité de catholique, à ne pas craindre de
déclarer publiquement et de façon unitaire, leur intention de se mettre au
service de la vie et d’assumer la vérité de l’homme comme règle et fondement de leur façon d’agir». Il leur rappelle «la possibilité offerte par
l’Encyclique de promouvoir des initiatives légales destinées à limiter le
tort causé par des lois favorables à l’avortement et contraires à la vie
humaine, quand il n’y a pas d’autres possibilités d’obtenir leur abrogation».
Cet appel aux hommes politiques est un des quinze points d’un manifeste
articulé en trois parties faites de conclusions «doctrinales», «pour la vie
académique» et «socio-économiques».
Démocratie et objection de conscience
Sur le chapitre doctrinal, le symposium, tout en «appréciant la démocratie», note que celle-ci est en train «d’altérer gravement les principes sur
laquelle elle doit s’appuyer» en se fondant sur le «relativisme éthique»:
«l’Etat de droit est miné dans son fondement même», concluent les participants, demandant que «les différents ordres juridiques qui ont émis des
lois contre le droit à la vie prévoient expressément l’objection de conscience comme un droit des médecins et en général de tous les opérateurs sanitaires et des responsables des institutions hospitalières et de soin.
Les signataires espèrent que le choix de l’objection de conscience ne se
transformera pas, «comme c’est de plus en plus souvent le cas, en une discrimination objective et odieuse lors de la formation universitaire et,
dans l’exercice de la profession, vis-à-vis de ceux qui, au nom de la défense de la vie, refusent de participer – de toute façon et à tous les niveaux – à des actes dirigés contre la vie».
L’héroïsme n’est pas inhumain
Les «conclusions pour la vie académique» demandent essentiellement que
l’étude et la prise en compte du «droit naturel» soit réintégré dans les
études de droit, vu que «les normes de la justice ne dépendent pas de la
volonté des législateurs, mais de la vérité même de l’homme».
Quant aux «conclusions socio-économiques», elles s’adressent aux hommes
politiques, leur demandant de ne pas cacher leur foi catholique et d’agir
pour atténuer les lois sur l’avortement quand ils ne peuvent en obtenir
l’abrogation, mais aussi à tous les «hommes de bonne volonté», aux chrétiens «en premier lieu», pour qu’ils défendent la vie «y compris au prix de
lourds efforts et de sacrifices».
Tout en reconnaissant qu’il n’est pas facile «pour une femme d’accepter
une vie naissante dans une situation pénible, ou pour une famille d’assister un malade chronique ou en phase terminale», le texte rappelle que
«l’héroïsme n’est pas inhumain et qu’il n’y a rien de plus humain que de
souffrir pour le bien». Il appelle aussi les juristes à travailler à «faire
reconnaître comme telles les lois injustes en vue de les faire abroger».
(apic/imed/pr)



