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apic/Synode Liban Premier bilan
Rome: Le Synode sur le Liban à mi-parcours
Bilan intermédiaire (061295)
Rome, 6décembre(APIC) Les chrétiens doivent retrouver le chemin de la politique à travers le combat pour les droits de l’homme: c’est un des voeux
exprimés par les groupes de travail du Synode sur le Liban après une dizaine de jours de travaux. D’autres axes sont la renaissance de la culture
arabe chrétienne, la coordination de l’action des diverses communautés catholiques et la participation des laïcs à la vie de l’Eglise.
La première semaine de ce Synode, ouvert le 26 novembre (il sera clôturé
le 14 décembre), a été consacrée aux interventions des Pères synodaux en
assemblée générale, chacun disposant de huit minutes pour s’exprimer. Une
seconde phase s’est achevée le 5 décembre, celle de la réflexion au sein de
sept groupes de travail (»circuli minores». Ceux-ci ont tenu cinq sessions
pour élaborer une première ébauche des «propositions» qui seront remises au
terme de l’assemblée.
La question de l’engagement politique des chrétiens est souvent revenue
dans les discussions. Car si le Synode n’est pas un congrès politique, a
observé l’un des groupes, il est «l’expression d’un désir sincère d’asseoir
les relations islamo-chrétienne sur la base d’une entente profonde». Les
Pères synodaux veulent encourager les fidèles «à participer massivement,
courageusement et rationnellement a la vie publique du pays à tous les niveaux». Une voie est particulièrement balisée: le combat pour les droits de
l’homme, qui requiert «un témoignage courageux de l’Eglise», notamment en
vue de la libération des prisonniers politiques.
Le Synode invite aussi à la redécouverte de la culture arabe chrétienne,
dans les lettres, mais aussi dans la théologie. L’enseignement universitaire, mais aussi religieux, devra favoriser la renaissance de ce «patrimoine
unique» dont l’enjeu dépasse de loin les frontières du Liban pour toucher
toute la zone du Moyen-Orient et la culture arabe, dans laquelle la culture
chrétienne arabe, bien que minoritaire, «doit tenir sa place».
Un troisième axe dégagé par les groupes de travail concerne l’organisation même de l’Eglise. Les communautés catholiques des différents rites
sont invitées à s’unir dans des structures de concertation mais aussi de
décision, pour éviter le «gaspillage» d’énergie et d’argent. Dans cette
perspective, le Synode demande une simplification et une harmonisation du
texte des prières fondamentales et de la liturgie, ainsi que de la date de
Pâques. Il préconise en outre une transparence dans la gestion des biens
d’Eglise.
Un dernier point a éveillé une requête quasi générale chez les Pères
Synodaux: la participation des laïcs à la vie de l’Eglise. Le Synode invite
les laïcs à un effort de formation, notamment à la doctrine sociale de
l’Eglise, et à une plus grande insertion pour «décharger les évêques» de
tâches qu’ils peuvent assumer. (apic/jmg/pr)



