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apic/Syonde/Belgique
Belgique: à la veille du prochain Synode sur la vie consacrée (230994)
Le cardinal Danneels recueille les avis des religieux flamands
Bruxelles, 23septembre(APIC) Le 2 octobre s’ouvrira à Rome une nouvelle
assemblée du Synode des évêques, qui se pencheront cette fois sur la vie
consacrée. En prévision de l’événement, le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, a reçu les représentants de la vie religieuse en Flandre pour faire le point avec eux sur la situation actuelle.
Moines et moniales, frères et soeurs engagés dans la vie contemplative
ou dans des congrégations à but apostolique, religieux prêtres et non prêtres: les représentants présents reflétait assez bien la variété de la vie
religieuse actuelle. Le cardinal Danneels avait lui-même pris l’initiative
de cette rencontre après avoir été nommé membre du Synode par le pape, sur
proposition de la Conférence épiscopale.
Pour les religieux flamands, la prochaine assemblée du Synode est «un
appel et un défi». Elle offre l’occasion de s’interroger à nouveau sur la
vie religieuse et d’en pousser l’approfondissement. Les religieux brûlent
donc de communiquer aux Pères synodaux leur vision de la vie consacrée,
telle qu’elle ressort de longs et fructueux débats internes. En même temps,
ils misent sur le Synode pour «une nouvelle prise de conscience» de l’importance de la vie religieuse en Flandre. Ils en attendent une valorisation
du rôle de la vie religieuse dans l’Eglise, mais aussi de la diversité des
charismes propres aux congrégations et mouvements spirituels.
Des fidèles à part?
La lecture du document préparatoire au Synode a laissé aux religieux et
religieuses de Flandre une impression étrange: les religieux seraient-ils à
ranger dans une sorte de troisième catégorie, entre les ministres ordonnés
et les laïcs? Si telle est bien la conception du document diffusé par le
Vatican, les religieux flamands expriment leur désaccord avec un tel point
de départ. Ils préfèrent se situer avant tout comme membres du peuple de
Dieu, mais avec des charismes particuliers et donc une mission spécifique.
Leur mission, réaffirment-ils, tient à la «consécration radicale à Dieu et
aux hommes par la vie en communauté sur la base des conseils évangéliques».
Les religieux considèrent aussi la variété des formes de vie religieuse
qui se sont développées sur le terrain: abbayes fondées par des ordres contemplatifs, couvents de vie apostolique, communautés missionnaires, etc.
Ils rappellent également la longue présence des religieux dans l’enseignement, les services de santé et d’entraide sociale, et tant d’autres domaines. Cette diversité, insistent-ils, est une «richesse à cultiver» et un
appel à promouvoir les spécificités de chaque vocation.
Questions à creuser
Des questions plus spécifiques sont adressées au Synode, à commencer par
la place des femmes. Plusieurs font remarquer que religieuses et religieux
ne sont pas traités sur pied d’égalité dans la vie contemplative. De plus,
les religieuses aimeraient prendre leur part de responsabilité dans les
instances diocésaines et internationales de l’Eglise.
Au fil des siècles et jusqu’à ce jour, les religieux et religieuses ont
considérablement contribué à l’impact missionnaire de l’Eglise. Il leur paraît essentiel que l’Eglise renouvelle sa solidarité actuelle avec les religieux missionnaires et continue de réfléchir aux rapports entre vie religieuse et vie missionnaire.
Un engagement dans la vie religieuse pour dix ans, mais pas plus seraitil un jour impensable? Les évêques thaïlandais ne seront pas les seuls à
poser la question au Synode. Les religieux flamands souhaitent, eux aussi,
que les voeux temporaires cessent d’être subordonnés à une option pour un
engagement définitif dans la vie religieuse. Consacrer dix années de sa vie
à un service radical de Dieu et des hommes, cela ne mériterait-il pas
d’être valorisé comme engagement spécifique?
Sur le terrain, les relations entre les religieux ou religieuses et le
clergé, ainsi que les rapports avec les évêques ne sont pas toujours vécues
dans une juste compréhension des choses, constatent aussi des représentants
de la vie consacrée en Flandre. Ils désirent donc remédier à ces «déséquilibres». Ils signalent également que la participation des religieux aux
Conseil pastoraux diocésains devrait tenir compte de la particularité de
leurs charismes et de leur spiritualité respective.
Plusieurs congrégations ont d’ailleurs pris, ces dernières années, des
initiatives pour la formation et l’accompagnement des laïcs appelés à des
responsabilité dans des institutions auxquelles les religieux ou religieuses avaient donné une âme propre. Expérience faite, les laïcs ont toujours
exprimé une grande satisfaction d’être ainsi initiés à une meilleure perception et donc à une meilleure promotion de l’esprit évangélique propre à
une congrégation religieuse. (apic/cip/pr)




