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Le théologien allemand Greinacher appelle

à la «réunification» des protestants et des catholiques (220296)

Speyer, Allemagne, 22février(APIC) Le théologien catholique allemand

Greinacher appelle à la «réunification institutionnelle» des Eglises catholique et protestantes.

Pour Norbert Greinacher, qui enseigne la théologie à l’Université de Tübingen, «les différences fondamentales qui ont engendré la Réforme et qui

ont influencé les 500 années passées n’ont pas été éliminées, mais elles ne

sont plus un obstacle qui doit diviser l’Eglise», déclare-t-il dans une interview accordée au journal «Evangelischer Kirchenbote», de Speyer, en Allemagne.

Il est certes nécessaire qu’il y ait une forme d’autorité ecclésiastique

au niveau mondial, mais ce ne devrait pas être un «ministère de Pierre»

comme celui qui est exercé par le pape Jean-Paul II, estime-t-il.

Les deux traditions chrétiennes – catholique-romaine et protestante doivent se pencher ensemble, dans un esprit oecuménique, sur des questions

telles que l’édification d’un nouvel ordre mondial, ajoute le théologien.

Un exemple positif d’une telle collaboration, a-t-il rappelé, a été le

document final du Rassemblement oecuménique européen «Justice et Paix», organisé en mai 1989 à Bâle par la Conférence des Eglises européennes (KEK)

et le Conseil des Conférences épiscopales européennes (CCEE).

Point de vue luthérien: le pape semble plus intéressé par les orthodoxes

L’agence oecuménique ENI, donne en outre le point de vue luthérien sur

le rôle qu’il conviendrait dès lors d’accorder au pape. Pour le théologien

luthérien allemand Wolfhart Pannenberg, les protestants devraient être

prêts à accepter le rôle de l’évêque de Rome comme «premier parmi ses

pairs». Le rôle du pape a été longtemps considéré comme un point délicat

dans les discussions portant sur les relations entre Eglises. Plusieurs

responsables orthodoxes ont exprimé une certaine volonté d’accepter que

l’évêque de Rome joue le rôle de «premier parmi ses pairs» – et non un rôle

d’autorité – dans une Eglise unie.

Cependant, la récente encyclique du pape sur l’unité de l’Eglise donne

l’impression, ajouté W. Pannenberg, que le Vatican est plus intéressé par

le dialogue avec l’Eglise orthodoxe qu’avec les protestants. (apic/eni/pr)

22 février 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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