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Rome: Célébrations de la Toussaint
Pèlerinage de la mémoire à travers les cimetières du monde (011195)
Rome, 1er novembre(APIC) Le pape Jean Paul II est revenu lors de
l’Angélus du 1er novembre, solennité de la Toussaint, sur le sens des deux
célébrations: la fête de tous les saints, mercredi, et la fête des morts,
jeudi. Deux manifestations qui «nous invitent à tourner le regard vers le
terme définitif de notre pèlerinage sur la terre: le Paradis». Les deux fêtes sont inséparables. En début de soirée, le pape s’est encore adressé aux
fidèles, avant de donner sa bénédiction «urbi et orbi», comme le veut la
tradition.
Le «Paradis», a commenté le pape, c’est une promesse du Christ. Au Cénacle, la veille de sa mort, le Christ disait à ses disciples qu’il allait
leur «préparer une place» où ils seraient «avec lui». Cette pensée est encore aujourd’hui la source de la sérénite et de courage dont nous avons besoin pour affronter les difficultés quotidiennes: «Elle nous rappelle
l’espérance certaine de participer un jour à la joie éternelle de la communion des saints».
Demain, a poursuivi Jean Paul II, l’Eglise accomplit son devoir de prier
pour les défunts, en raison de «l’espérance de la résurrection», du Paradis. Dans les cimetières du monde reposent ceux qui nous sont chers, les
victimes des «violences et des guerres», ceux qui ont donné leur vie au
«service de leurs frères», et plus particulièrement ceux qui nous ont quittés au cours de l’année. Mais l’Eglise rappelle surtout «la perspective de
la vie éternelle».
Entre la joie et les larmes, a conclu le pape, cette perspective du Paradis, a donc son «fondement» et sa «certitude consolante» dans le Christ.
Les lumières de la confiance
En cette veille de la commémoration des fidèles défunts, selon la tradition, le Pape a en outre donné sa bénédiction solennelle «urbi et orbi», «à
la ville et au monde», comme il le fait aussi à Noël et à Pâques.
Cette cérémonie, célébrée sur le lieu même de sépultures des papes, sous
la basilique Saint-Pierre, autour du tombeau de l’Apôtre, a été doublement
émouvante, puisque Jean Paul II y a évoqué l’anniversaire de son ordination
sacerdotale. Ordination qu’il reçut des mains du cardinal Stefan Sapieha,
dans la chapelle privée du prélat, le 1er novembre 1946.
Le Pape est donc entré mercredi dans sa 50e année de sacerdoce: une vocation murie au cours des années de travail comme ouvrier dans une carrière
de pierre, dans une fabrique ensuite, puis dans le séminaire clandestin de
Cracovie.
Dans son message, Jean-Paul II a emmené avec lui les fidèles dans une
sorte de pèlerinage de la mémoire à travers les cimetières du monde, à commencer par les tombes de ses prédécesseurs qu’il a nommés un à un depuis
Léon XIII jusqu’à Jean-Paul Ier. Le Pape a enfin évoqué «les cimetières où
reposent ceux qui sont tombés lors des guerres mondiales, les prisonniers
des camps de concentrations et des goulags, enterrés là où ils ont achevé
cette vie terrestre, souvent loin de leur patrie». Et le Pape de mentionner
avec une émotion particulière «les tombes creusées ces dernières années
dans les Balkans pour les victimes d’une guerre fratricide», ainsi que le
souvenir de ceux qui lui sont chers: ses parents, son frère…
Demain, a-t-il conclu, des lueurs brilleront dans la nuit: les «lumières
allumées sur les tombes des défunts»: un «signe», une «anticipation» de
cette «lumière éternelle que nous espérons et que nous implorons, plein de
confiance pour ceux qui nous sont chers et pour nous mêmes dans l’attente
du jour où le Seigneur nous appellera» (apic/as/pr)




