Le texte contient 33 lignes (max. 75 signes), 356 mots et 2338 signes.
apic/UCIP/résolution en faveur abbé Sibomana
Graz: Résolution de l’UCIP en faveur de l’abbé Sibomana, (150995)
prêtre rwandais accusé injustement d’avoir encouragé le génocide
Graz, 15septembre(APIC) Les membres du Congrès de l’Union catholique internationale de la Presse (UCIP), réunis à Graz en Autriche, dans une résolution adoptée vendredi, donnent leur soutien à l’abbé André Sibomana.
L’administateur apostolique du diocèse de Kabgayi au Rwanda et directeur du
bimensuel catholique «Kinyamateka», a été injustement calomnié à leurs
yeux, par une revue française qui le place, sans preuves à l’appui, parmi
les prêtres ou pasteurs qui «ont assassiné ou encouragé des assassinats»
durant la période du génocide au Rwanda.
Les membres de l’UCIP sont indignés des calomnies qui ont été portées
contre lui, alors que l’abbé Sibomana est précisément connu pour avoir pris
la défense des partisans de la démocratie et des Tutsis sous le régime du
président Habyarimana déjà, et pour sa conduite exemplaire durant le génocide et les massacres.
Les participants du Congrès de l’UCIP regrettent l’absence en leur sein
de l’abbé Sibomana qui devait y prendre la parole, mais qui pour des motifs
de sécurité, n’a pas pû se rendre en Autriche. Ils expriment en outre leur
soutien au bimensuel «Kinyamateka» et aux autres organes d’expression libres et indépendants qui continuent à lutter pour la défense des droits de
la personne humaine et des libertés publiques, surtout de la liberté d’expression.
Assurant l’abbé Sibomana de leur pleine solidarité dans la poursuite de
son travail «courageux, dans la fidélité à l’Evangile, pour la paix au
Rwanda», les membres de l’UCIP partagent enfin la prise de position de René
Degni-Segui, rapporteur spécial de la Commission des Nations Unies pour les
droits de l’homme au Rwanda: «L’abbé Sibomana, d’après les informations que
nous avons reçues de différentes sources a, durant les massacres, sauvé de
nombreuses vies humaines et très souvent, au péril de sa vie. Il serait regrettable et injuste que ce prêtre, homme de foi et de loi, humaniste convaincu et militant des droits de l’homme, fasse, après le génocide contre
lequel il s’était dressé, l’objet de tracasseries et de menaces sans preuves à l’appui». Durant le Congrès de Graz, de nombreux témoignages ont confirmé l’innocence de l’abbé André Sibomana .(apic/com/ba)



