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Rome: célébrations du 4e centenaire de l’Union de Brest (070796)
Rome, 7juillet(APIC) Plusieurs manifestations ont marqué samedi
et dimanche à Rome le 4e centenaire de l’Union de Brest. Une eucharistie selon la liturgie byzantine, présidée par le pape Jean
Paul II en présence du cardinal Myroslav Lubachivsky, d’évêques
et de prêtres de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine, a réuni une
foule considérable dimanche en la basilique Saint Pierre au Vatican.
Dans son homélie, le pape a rappelé par un brin d’histoire que
c’est «ici, dans ce lieu où il y a près de 400 ans, que les représentants de la métropole de Kiev ont rencontré l’évêque de
Rome, Clément VIII. Ils sont venus au Siège de Pierre le 23 décembre 1595 pour exprimer leur désir d’unifier l’Eglise orientale
avec celle de Rome. Ils étaient conscients d’agir dans la ligne
des décisions prises lors du Concile de Florence en 1439».
L’homélie, prononcée tantôt en italien tantôt en russe, a en
outre permis à Jean Paul II de souligner qu’un des moments importants – dont on a commémoré le 4e centenaire ce week-end – est
passé à l’histoire sous le nom de l’Union de Brest, car «en effet
c’est à Brest que le 9 octobre 1596 ont été ratifiés les décisions prises durant la mission à Rome des représentants de la métropole de Kiev».
«Je vous exhorte à vous comporter de manière digne de votre
vocation», a dit le pape en s’adressant aux évêques et aux prêtres de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine. Et d’expliquer à ce
propos: «C’est l’exigence que vous, chers frères gréco-catholiques, vous vous fassiez promoteur d’un tel esprit aussi bien à
l’égard de vos frères orthodoxes que de vos frères catholiques de
rite latin, en les invitant à partager le même esprit de communion». C’est la seconde fois de son pontificat que le pape célébrait publiquement en rite byzantin. Il l’avait fait la première
fois pour le millénaire du baptême de la «Rus».
Samedi soir déjà, une célébration avait réuni le pape et les
représentants de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine. L’occasion,
pour le pape, d’évoquer une fois encore l’histoire.
Confirmer l’union à Rome
Vendredi, Mgr Lubomyr Husar, qui présentait ces célébrations à
la presse, avait rappelé que ces manifestations ont pour objet de
«confirmer l’union à Rome et ses conséquences». Insistant sur la
«sérénité» de cette Eglise, il n’avait pas caché son «insatisfaction» sur la question de la restitution des biens, en précisant
qu’en aucun cas il en ferait un «casus belli».
L’Eglise gréco-catholique (uniate) ukrainienne revient de
loin. En avril 1945, tous ses évêques furent arrêtés sur ordre
politique de Moscou, qui fit convoquer en mars 1946 un «Synode»
qui décida de l’intégration de cette Eglise dans l’Eglise Orthodoxe Russe. Ceux qui résistèrent – 1’400 prêtres, 800 soeurs et
des fidèles – furent tous arrêtés. Le 1er décembre 1989, l’Eglise
gréco-catholique est officiellement réapparue en Ukraine. La célébration du 4e centenaire de sa création (16 octobre 1596) rappelle la décision unanime des évêques de se rallier à l’autorité
de Rome, tout en conservant la liturgie byzantine, mais en refusant de dépendre du Patriarcat Orthodoxe.
Cet automne, des cérémonies auront lieu en Ukraine pour rappeler l’événement.
Les vacances du pape
Dimanche toujours, lors de l’Angélus cette fois, le pape est
revenu sur les célébrations du 4e centenaire de l’Union de Brest.
Résumant les cérémonies du samedi et du dimanche.
Jean Paul II a mis un terme en souhaitant de bonnes vacances
aux fidèles. «On commence maintenant à sentir un air de vacances.
Beaucoup sont déjà partis pour la montagne ou pour la mer, à vous
tous je vous souhaite un repos serein, en contact direct avec la
nature, dans laquelle il n’est pas difficile de reconnaître les
traces de la sagesse et de la bonté du créateur».
Le pape partira mercredi prochain pour Cadore, dans le nord de
l’Italie, avant de regagner Castelgandolfo, sa résidence d’été.
(apic/imed/pr)



