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Valais: La convalescence du cardinal Schwery se prolonge (160195)
Rien d’alarmant à cela, assure-t-on à Sion
Sion, 16janvier(APIC) La convalescence du cardinal Henri Schwery, évêque
du diocèse de Sion, se prolonge au-delà de ce qui était prévu, a déclaré
lundi à l’APIC Mgr Norbert Brunner, vicaire général du diocèse. «On ne peut
prévoir le temps qu’il faudra, ni mettre une date», répond-il à ceux qui
s’étonnent d’une convalescence plus longue que prévue. Il n’y a pas de quoi
s’alarmer, assure-t-on du côté du Valais. La procédure de consultation pour
une éventuelle succession de Mgr Schwery s’inscrit ni plus ni moins dans
celle à laquelle l’évêque diocésain est tenu de faire chaque trois ans.
Le cardinal Schwery avait été hospitalisé à la mi-novembre. L’évêché
avait alors annoncé que la convalescence durerait une dizaine de jours.
Reste que le cardinal, en raison de ses ennuis de santé et d’une grande fatigue, n’a toujours pas repris ses activités. «Nous avons dû renvoyer toutes les visites pastorales et tous les rendez-vous de notre évêque jusqu’au
mois de juin. Les confirmations prévues durant cette même période seront
conférées par les deux vicaires épiscopaux».
Pour l’instant, précise Mgr Brunner, les vicaires épiscopaux ainsi que
lui-même se chargent des affaires courantes. «Il est clair que les décisions importantes se prennent avec Mgr Schwery». Quant à la procédure de
consultation, en vue d’une éventuelle succession, elle n’a rien d’extraordinaire. «En 1985, Mgr Schwery avait lancé une enquête consultative auprès
des prêtres du diocèse en vue de dresser la liste de successeurs possibles
que l’évêque doit régulièrement envoyer à Rome. Au mois de novembre, avant
même l’hospitalisation du cardinal, le Conseil presbytéral a jugé bon de
réactualiser cette consultation».
Le contexte dans lequel est intervenue cette consultation a pris en Valais une résonnance inhabituelle vu les problèmes de santé rencontrés par
Mgr Schwery. «Il n’y a là rien d’inhabituel. Il ne s’agit que d’une procédure normale, à laquelle doit répondre un évêque diocésain».
Selon François-Xavier Amherdt, vicaire épiscopal, si la convalescence
devait se prolonger de manière trop longue, plusieurs possibilités seraient
envisagées, comme la diminution des tâches assumées par notre évêque et une
plus grande délégation à ses collaborateurs directs ou même sa démission».
Mais, précise-t-il, rien n’a encore été décidé quant à une éventuelle démission de sa part. «Il vaut mieux que notre évêque se repose le temps
qu’il faut pour se remettre d’aplomb, plutôt qu’il ne reprenne trop vite
ses activités». Mgr Schwery est entré dans sa 17e année d’épiscopat. (apicpr)




