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apic/Vatican/Document/Mariage
Rome: Publication d’un document sur le mariage (270596)
Vers un renforcement de la préparation au mariage
«Sobriété, simplicité, authenticité» sont les trois caractéristiques du mariage chrétien que l’Eglise entend promouvoir par un nouveau document de 30
pages, publié à Rome le 27 mai 1996 par le Conseil Pontifical pour la Famille. Intitulé «Préparation au Sacrement de Mariage», le document cherche
à lutter contre la «paganisation» progressive, en proposant des critères
pour «réellement» préparer les fiancés à ce sacrement qu’aucune nouvelle
mode sociale «ne pourra changer».
Si le dernier chapitre insiste sur «le style sobre» de la cérémonie et
de la «fête», rappelant la norme liturgique en la matière, le premier chapitre traite de «l’importance de la préparation au mariage», le second, des
trois «étapes de préparation», éloignée, prochaine et immédiate. L’introduction, quant à elle, rappelle que la préparation au mariage «ne peut plus
compter sur l’appui de la société» et que l’augmentation des divorces, autant que la réduction du taux de nuptialité dans les société, posent, «avec
urgence» une question: ceux qui se marient y sont-ils réellement préparés?
Plus concrètement, le texte propose qu’une commission spéciale soit instituée dans chaque diocèse, pour mieux organiser la préparation au mariage. L’objectif de fond est de faire de la phase de fiançaille «un processus
dense d’évangélisation» de façon à «renforcer la maturité de la foi» chez
les fiancés. On rappelle également, sans les préciser, qu’une «attention
pastorale particulière» sera offerte aux fiancés «qui vivent dans des situations spéciales» car l’Eglise, «exprime sa charité pastorale dans le
soin qu’elle apporte à toutes les situations des fidèles».
Une commission par diocèse?
Pour situer «l’importance» de la préparation au mariage, le premier chapitre rappelle «la vérité de Dieu» qui fait de lui, «la source même de mystère intime» du mariage. Ce sacrement n’est donc pas conçu par l’Eglise
comme le «résultat de la volonté humaine» et il n’est pas soumis à des
«consensus» qui de toute façon «ne pourront pas le changer». On remarque
également que «l’apologie des relations pré-matrimoniales» qui «peuvent venir troubler la période de maturation humaine et chrétienne par un usage
irresponsable de la sexualité», conduit à une «banalisation» de la période
des fiançailles. Sans parler des «nouveaux styles de vie qui sous-estiment
la dimension humaine de ceux qui contractent le mariage avec des effets désastreux pour la famille».
La «préparation», objet du second chapitre, commence à long terme, en
particulier, par «une éducation loyale et courageuse à la chasteté et à
l’amour comme don de soi». A ce moment-la, les parents jouent un «rôle
clef» par leur «vrai témoignage» de «style de vie chrétienne». Chez leurs
enfants, ils doivent insuffler «une conscience critique» capable de «réagir
contre les structures de péché social», créant ainsi «une atmosphère sociale», digne d’une «écologie sociale», libre de différentes «pollutions»,
dont «la pornographie».
La préparation «immédiate» au mariage doit lutter contre le fait de
«l’adolescence prolongée, un phénomène nouveau et inquiétant», en vue de
«prendre conscience de toute forme d’égoïsme» pour pouvoir «choisir librement et définitivement le mariage». Le texte insiste sur l’acquisition «du
sens de la chasteté pré-matrimoniale», denonce la «cohabitation juvénile,
les rapports pré-matrimoniaux, et le mariage coutumier». Le texte fustige
également toute vision de l’intimité familiale à construire» conçue comme
un replis sur soi» et non comme «un don vers les autres». (apic/imed/pr)



