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apic/Vatican/Famille/Economie

Rome: 66 experts réunis par le Conseil pontifical pour la Famille

«La famille est la clé du développement économique» (140396)

Politiques familiales ou cataclysme social…

Rome, 14mars(APIC) «Politiques familiales ou cataclysme social», il faut

choisir: c’est l’avertissement lancé dans une série de «recommandations»

par le Conseil pontifical pour la Famille, au terme d’un congrès qu’il a

organisé à Rome du 6 au 9 mars sur le thème: «Une Economie pour la Famille». 66 experts internationaux ont pris part à la rencontre, parmi lesquels

le Prix Nobel d’Economie Gary Becker (Etats-Unis), et Jean-Didier Lecaillon, de l’Université de Paris X.

S’appuyant sur l’exemple asiatique, qui montre que la croissance démographique génère la croissance économique, le groupe d’experts réunis par

le Conseil pontifical pour la Famille récuse «le mythe du contrôle de la

population», qualifié d’»absurde», en particulier quand cette vue «anachronique et naïvement malthusienne» considère que «mille nouvelles têtes de

bétail, c’est une croissance de l’économie, tandis que cent naissances humaines seraient une menace économique».

Dénonçant les maux qui affectent les familles, qui représentent pourtant

«80% du capital des nations modernes», ces experts assurent que la famille

est «la clef» du développement économique: «la famille ne peut vivre sans

une bonne économie, mais la société ne peut survivre sans les familles.»

C’est pourquoi «l’économie doit être au service de la famille et non les

familles au service de l’économie».

Stratégie pour la famille

Les experts convoqués par le Saint-Siège formulent une série de propositions, baptisées «stratégie pour la famille». Outre des mesures d’ordre juridique pour que soit garantie la liberté de «se marier», de «fonder une

famille», d’»accéder à la propriété», de ne pas supporter «le poids financier de l’éducation» et d’autres situations, ils demandent par exemple «que

les ressources produites par les mères qui travaillent à la maison soient

prises en compte dans les statistiques de production nationale pour faire

ressortir la contribution massive à l’économie, des mères et de celles qui

restent à la maison».

On propose aussi que les familles «puissent participer volontairement au

capital des entreprises» et à leurs bénéfices pour «se constituer un capital de base propre à leur assurer la sécurité sociale». De même, on souhaite que la croissance d’entreprises familiales soit favorisée.

Les experts plaident également pour «une réforme urgente des systèmes de

sécurité sociales». Non seulement ceux-ci «ne répondent pas aux besoins des

familles, écrivent-ils, mais ils sont directement menacés par le déséquilibre entre la population jeune et la population âgée. La faillite de ces systèmes a déjà été constatée dans certains pays. Une réforme urgente doit

être menée, fondée sur une approche décentralisée, non sur l’Etat, mais sur

les ressources humaines et les ressources des familles».

La «vraie politique familiale» réclamée par ces experts n’est pas à

«confondre avec une politique sociale de gouvernement». Elle n’est pas non

plus l’affaire de «groupes de pressions ou de groupes d’intérêts», précisent les signataires des «Recommandations». (apic/imed/pr)

14 mars 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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