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apic/Vatican Finances 1995 OK

Vatican: Bilan du Saint-Siège en boni pour la troisième année consécutive

1,6 million de bénéfice (190696)

Rome, 19juin(APIC) Les comptes du Saint-Siège pour 1995 se soldent par un

bénéfice de 1’668’000 dollars. Après 1993 (+ 1,5 million) et 1994 (+

412’000), c’est le troisième bilan positif consécutif après 23 années de

mali, avec un déficit record de 87 millions de dollars en 1990.

Au total, les recettes du Saint-Siège ont été en 1995 de 194,1 millions

de dollars, pour 192,4 millions de dollars de dépenses. Selon le Cardinal

Edmund Casimir Szoka, en charge depuis quatre ans du contrôle des compte du

Vatican, le bilan 1996 devrait être également positif (+ 329’000 dollars).

Ces chiffres ne concernent que l’entité «Saint-Siège». Ils excluent

«l’Etat de la Cité du Vatican» (dont l’essentiel des ressources vient des

Musées et de la Poste vaticane) et le Denier de Saint-Pierre, qu’alimentent

les dons directs au pape pour des actions de charité. Le chiffre d’affaires

de l’Etat de la Cité du Vatican n’est pas public, mais on sait que le bénéfice a été de 11,5 millions de dollars en 1995. Quant au montant du Denier

de Saint-Pierre, il est de 53,5 millions de dollars en 1995.

Le Saint-Siège rassemble 49 organismes: la Secrétairerie d’Etat, 9 congrégations, 3 tribunaux, 11 conseils pontificaux et différents services dont

Radio Vatican et L’Osservatore Romano. Il emploie 2’450 personnes, et

l’Etat de la Cité du Vatican 1’339.

Le Saint-Siège tire des recettes des contributions volontaires des diocèses et organismes ecclésiaux, de revenus immobiliers, d’activités d’édition et de revenus boursiers. Ces derniers ont doublé en 1995 par rapport à

1994. Les contributions libres des diocèses et des organismes ecclésiaux

sont en très légère baisse par rapport à 1994, mais globalement les recettes ont augmenté de 7,7%.

Les dépenses ont augmenté de 7 %, pour deux raisons: la hausse des salaires – bloqués depuis cinq ans, ils ont augmenté + 6 % il y a un an – et

les dépenses affectées à l’établissement de nouvelles nonciatures.

Pas de miracle

La meilleure santé financière du Saint-Siège depuis trois ans ne tient

pas du miracle. Deux éléments expliquent la rupture avec la série des 23

années déficitaires. Le premier est la réunion tenue en avril 1991, où les

conférences épiscopales avaient été convoquées pour mettre en application

le nouveau code de droit canon (art. 1271), qui leur demande de contribuer

librement aux finances du Saint-Siège. Les diocèses et les organismes religieux sont passés à l’acte: leur contribution a augmenté de 27 % en 1993,

de 82 % en 1994 et de 26 % en 1995.

Le second élément est la mise en place d’un véritable contrôle de gestion, dont le responsable n’est autre que le Cardinal Szoka, que le pape a

fait venir des Etats-Unis il y a quatre ans pour mettre de l’ordre dans les

finances du Vatican. Ce qu’il a fait avec la méthode américaine: budget

prévisionnel dans chaque service, contrôle de gestion rigoureux, bilans

certifiés à tous les niveaux.

Deux points noirs subsistent dans cette gestion, Radio Vatican, avec 400

employés (18 % du personnel du Saint-Siège) et «L’Osservatore Romano». Le

cardinal Szoka estime que la diffusion restreinte du journal, ainsi que la

diffusion sur ondes courtes de Radio Vatican, ne permettent pas des recettes publicitaires notables. D’où la nécessité de subventionner en permanence ces deux postes. Le cardinal a précisé que les trois pays les plus «généreux» dans leurs dons pour le Saint-Siège sont dans, l’ordre l’Allemagne,

les Etats-Unis et l’Italie. En tout état de cause, le budget du Saint-Siège

reste trois fois inférieur à celui du diocèse de Cologne qui est le plus

riche d’Allemagne, et il est de peu supérieur à la moyenne des budgets des

diocèses allemands (130 millions de dollars annuels en moyenne par diocèse). (apic/imed/pr)

19 juin 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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