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apic/Vaud/Synode EERV
Vaud: Synode de printemps de l’EERV
«Orchidée 2» dans le collimateur de l’Eglise réformée vaudoise (120695)
Nyon, 12juin(APIC) L’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud (EERV)
ne se soustraira pas aux efforts d’économies de l’Etat, mais elle refuse
d’entrer dans la logique purement financière d’Orchidée 2. Le Synode de
l’EERV, réuni ce week-end à Nyon, a massivement soutenu la position que le
Conseil synodal entend négocier. A l’occasion de leur session de printemps,
les délégués à l’assemblée législative de l’Eglise ont aussi examiné plusieurs rapports dont celui qui a trait à la politique future de l’EERV en
matière d’information.
A Nyon, le Synode a officiellement ouvert le dossier «Orchidée 2», mais
sans entamer encore de débat de fond sur les incidences pour l’Eglise du
plan d’assainissement des finances de l’Etat. Par une résolution le Synode
a appuyé le Conseil synodal dans sa volonté de «proposer une modalité de
réduction financière différente d’Orchidée 2». L’EERV accepte les restrictions souhaitées par l’Etat, mais s’oppose aux coupes linéaires que sousentendent les 9% d’économies du processus Orchidée. «Nous ne voulons pas
déclencher dans l’Eglise la guerre des uns contre les autres», a souligné
Jean-François Maire, président du Conseil synodal.
Dans cette optique, l’exécutif de l’EERV se propose de négocier une démarche mieux adaptée aux particularités et aux structures de l’Eglise.
Avant de se préoccuper de réductions de postes, le Conseil synodal souhaite
lancer au sein de l’EERV une réflexion de fond sur le rôle et la mission de
l’Eglise. Le Conseil synodal proposera donc à l’Etat des mesures transitoires permettant de réduire progressivement le budget des cultes à compter de
1996, pour atteindre en 2001 l’objectif des 9% d’économies.
Politique de l’information
Le Synode de l’EERV s’est ensuite penché sur la politique de l’information. «Sur le plan médiatique, face à la «concurrence» catholique, le protestantisme fait encore et toujours figure de parent pauvre». Selon l’EERV,
cette «invisibilité» protestante s’explique par l’absence d’une autorité
unique et légitime, habilitée à parler au nom de l’Eglise. «La pluralité,
qui fait la richesse du protestantisme, se transforme, sur le terrain de
l’information, en handicap. Surmonter l’obstacle, sans trahir cette spécificité à laquelle l’Eglise protestante doit et veut rester fidèle, explique
la difficulté d’apporter des solutions simples et définitives à la question
de savoir comment mieux informer», peut-on lire dans le rapport sur la politique de l’information de l’EERV présenté au Synode.
La deuxième partie de l’étude présentée débouche sur des propositions
concrètes relatives aux moyens à mettre en oeuvre pour aboutir à une meilleure communication et à une meilleure visibilité de l’Eglise dans les médias: participer aux débats de société, en offrant des repères; susciter la
réflexion sur des thèmes d’actualité et mieux profiler l’image de l’Eglise
constituent les grands axes de communication que l’EERV souhaite développer.
Parmi les différents points traités lors de cette session du Synode, les
délégués ont encore adopté les comptes 1994 qui se soldent par un boni de
28’800 francs pour un total de recettes de près de 3,4 millions de francs.
Ils ont en outre approuvé la reprise, sur le budget de l’Eglise, d’un demiposte d’aumônier pour l’éducation spécialisée. Les délégués ont également
donné leur feu vert à l’élaboration et à la publication d’un «vade-mecum» à
l’usage des pasteurs et des diacres vaudois. (apic/spp/pr)



