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apic/Versailles / grève de la faim
Paris: Grève de la faim à la cathédrale de Versailles (250496)
Dépassionner le débat sur l’immigration dit Mgr Jean-Charles Thomas
Paris, 25avril(APIC) Mgr Jean-Charles Thomas, évêque de Versailles, accueille dans sa cathédrale depuis le 15 avril une dizaine de «parents
étrangers d’enfants français», en grève de la faim pour réclamer la régularisation de 132 cas pendant devant le préfet des Yvelines. Interrogé par le
correspondant de l’APIC, Mgr Thomas souligne vouloir dépassionner le débat
sur l’immigration pour éviter des prises de positions injustes.
Lorsqu’on demande à Mgr Thomas si l’acceuil de ces personnes à Versailles et la lettre des évêques adressée sux parlementaires le 22 avril ne
servent pas à corriger l’effet désastreux produit par l’expulsion des réfugiés maliens de l’église St-Ambroise, il souligne que la grève de la faim
dans la cathédrale de Versailles ne correspond en aucun cas à un montage
médiatique. «Nous sommes en relation depuis de longues années avec des personnes en difficultés. Nous nous sommes déterminés en conscience dans cet
accueil. Nous voulons dépassionner le débat sur l’immigration. Que chacun
puisse réfléchir objectivement avant d’adopter une position passionnelle
qui devient vite injuste,» explique Mgr Thomas.
Mgr Thomas précise en outre qu’il n’est pas médiateur entre les grèvistes de la faim et les autorités, mais qu’il assure uniquement leur accueil.
Diverses associations, dont le Secours catholique, la CIMADE et le service
des migrants du diocèse devaient rencontrer jeudi les autorités préfectorales. «Des dossiers sont bloqués depuis plusieurs années», relève l’évêque.
«Je tiens en outre à souligner le calme et la dignité des parents qui font
la grève de la faim. Une attitude dont ils ne se sont jamais départis»,
ajoute-t-il.
A propos de la lettre aux parlementaires, dont il est l’un des signataires, Mgr Thomas relève que les évêques ne sont pas naïfs et ne prônent pas
une ouverture tous azimuts des frontières. Mais les convictions chrétiennes
exigent un devoir d’humanité envers l’étranger contraint de quitter son
pays. «Cela renvoit bien évidemment au dialogue Nord-Sud. Nous demandons
que tous les pays riches, et non pas un seul d’entre eux, travaillent ensemble à aider les pays qui n’ont pas les moyens ou qui n’ont pas choisi de
donner à leurs citoyens une égalité de chance devant la liberté, le travail, le droit de vivre en paix, la famille, le logement etc.» (apic/jcnmp)



