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Italie: Visite pastorale de Jean Paul II(190395)
à l’occasion de la Fête de saint Joseph
Plaidoyer pour la dignité du travail humain
Rome, 19mars(APIC) Jean Paul II, en visite pastorale dans le Sud de
l’Italie, a fait dimanche un vibrant plaidoyer en faveur de la dignité du
travail humain à l’occasion de la fête de saint Joseph, patron des travailleurs. Rencontrant à Agnone le monde du travail à la Fonderie pontificale
de cloches «Marinelli», la plus ancienne et la plus connue d’Italie, le pape a déploré que de nombreuses personnes sont victimes de conditions de
travail indignes de l’homme. Il a répété une nouvelle fois que l’homme a la
priorité sur le capital.
Jean Paul II, s’adressant au monde du travail, a rappelé que le travail
ne doit jamais être considéré comme une marchandise et que l’homme ne peut
pas être considéré comme un instrument de production. Le pape a béni à cette occasion une nouvelle cloche, «symbole de la paix», offerte par les fondeurs comme cadeau destiné à l’ONU. Le pape devrait la remettre cet automne
au siège des Nations Unies à New York, à l’occasion du 50e anniversaire de
la fondation de cette institution universelle.
La «bonne nouvelle du travail»
Au cours d’une homélie au sanctuaire marial de Notre Dame des Douleurs,
à Castelpetroso, Jean Paul II a souligné le devoir de l’Eglise d’annoncer
la «bonne nouvelle du travail», «aspect essentiel de sa doctrine de la justice sociale». Dans la Bible, a ajouté le pape, – qui célébrait dans le
froid et le vent, et semblait fatigué et concentré – Pharaon réduit Israël
en esclavage par le moyen du travail. Moïse, dans ce sens, représente la
lutte pour la justice sociale, c’est-à-dire «la reconnaissance de la juste
dignité du travail humain et d’une rémunération équitable grâce à laquelle
le travailleur peut vivre ainsi que sa famille».
Le pape a alors lancé un appel en faveur de ceux qui, à leur corps défendant, se trouvent dans la situation «précaire et avilissante du chômage». Car, pour Jean Paul II, «le travail doit contribuer au développement
de tout l’homme et non pas à l’étouffement servile de sa dignité».
Lors de la prière de l’angelus, prononcée du sanctuaire de Castelpetroso, où la Vierge est apparue au siècle dernier à Carlo Aquadermi, un religieux servite de Marie, Jean Paul II a demandé que l’on revalorise la présence de la femme à l’intérieur de la famille. Pour le pape, il faut, «loin
de toute idéologie qui fausse les données», évaluer le rapport entre femme,
famille et travail, et «revaloriser dans la société les tâches maternelles»
comme le demande l’encyclique «Laborem Exercens».
Le malade ne cesse pas d’être une personne
Le matin, en visite dans l’archidiocèse de Campobasso-Boinao, le Souverain pontife a posé la première pierre du nouveau Centre de recherche et de
formation à la haute technologie dans les sciences biomédicales de l’Université catholique du Sacré-Coeur à Campobasso. Il a saisi l’occasion pour
rappeler que la personne humaine est un ensemble «spirituel et corporel»,
et son «identité ontologique» en fait un «sujet» dans lequel les croyants
reconnaissent l’image de Dieu.
Ce rappel est particulièrement nécessaire, a-t-il précisé, lorsque dans
certaines phases de la vie, bien que n’étant plus en mesure de vouloir et
d’agir de façon autonome, les malades ne cessent pas pour autant d’être des
personnes. Les critères de ce nouveau Centre catholique, situé dans un Mezzogiorno défavorisé, sont, pour Jean Paul II, «exemplaires du point de vue
de la doctrine sociale de l’Eglise». (apic/bol/cic/com/be)



