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apic/Zaïre / Belgique
Zaïre: «Arrêtez la violence au Kivu! Sauvez les réfugiés!» (011196)
Appel urgent de «Justice et Paix» et d’»Entraide et Fraternité» en Belgique
Bruxelles, 1ernovembre (APIC) Au lendemain de l’assassinat de l’archevêque
de Bukavu, Mgr Christophe Munzihirwa, et au moment où des millions de
personnes se trouvent menacées de mort par la faim, la guerre et la
violence, la communauté internationale semble rester les bras croisés»,
s’indignent la Commission Justice et Paix de Belgique l’organisation
Entraide et Fraternité.
Dans un appel lancé à Bruxelles pour «arrêter la violence et sauver les
réfugiés», les deux organisations catholiques rappellent qu’elles suivent
depuis des années l’évolution des événements dans la région des Grands
Lacs. A maintes reprises, elles ont signalé que la situation allait tourner
en catastrophe si la communauté internationale ne faisait pas des efforts
sérieux afin de rassembler toutes les parties concernées par le conflit autour de la table des négociations.
Aujourd’hui, elles observent «les suites désastreuses de la politique
déficiente de la communauté internationale, ainsi que l’absence absolue de
toute disposition à négocier de la part des parties concernées: au Rwanda,
le régime a refusé catégoriquement un dialogue direct avec les réfugiés; au
Burundi, un coup d’état militaire et les attaques de diverses milices ont
enlevé la dernière lueur d’espoir en la démocratie; le Zaïre, où la déstabilisation ne cesse de croître, a créé depuis des années déjà le problème
des Banyamulenge en refusant de les accepter comme citoyens à part entière.»
Entraide et Fraternité et Justice et Paix lancent un appel aux gouvernements concernés pour qu’ils mettent immédiatement fin à la violence. Au
Rwanda, en particulier, on demande de «respecter l’intégrité territoriale
du pays voisin, le Zaïre». «L’idée d’un «Tutsiland» comme zone-tampon dans
la région frontalière entre le Zaïre, le Rwanda et le Burundi est inacceptable.
Le Conseil de Sécurité de l’ONU doit se réunir incessamment. L’Union européenne doit également prendre ses responsabilités ainsi que l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Outre les efforts à déployer pour lancer
le processus des négociations, il faut imposer un embargo total sur les armes et se donner les moyens d’en assurer le contrôle.
Pour les deux organisations, il importe cependant «qu’en tout premier
lieu, on se soucie des centaines de milliers de victimes civiles», en organisant pour les réfugisé des zones de sécurité sous la protection de l’OUA
et des corridors humanitaires permettant d’assurer leur approvisionnement.
(apic/cip/mp)



