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apic/Zaïre/commération du massacre de février 92
Zaïre: commémoration des morts du 16 février 1992 (120295)
Poursuivre la «marche de l’espoir» jusqu’à la victoire finale
Kinshasa, 12 février 1995 (APIC-CIP) Près de trois ans après le massacre de
centaines de chrétiens perpétré par le régime zaïrois, à l’issue d’une manifestation qualifiée «de marche l’espoir», un comité s’est créé pour commémorer ce jour anniversaire des «martyrs» de la démocratie. Le programme
est désormais connu. Le comité insiste sur le caractère «non-violent» de
toutes les manifestations.
En décembre dernier, un «Comité permanent pour la Commémoration du 16
février» avait lancé un appel pour «rallumer ensemble le feu de la lutte
non-violente qui a su vaincre notre peur le dimanche 16 février 1992».
En présentant le programme des manifestations, le comité rappelle que la
Conférence Nationale Souveraine (CNS), dont la réouverture était le but
principal de la marche et qui «représentait pour nous la récupération de
notre droit à la parole, de notre droit à la vie et à la dignité humaine»,
a promulgué deux actes en rapport avec cet événement. Le premier déclare
«la journée du 16 février de chaque année» comme «journée des martyrs de la
démocratie. Elle est chômée et payée sur toute l’étendue de la République».
Le second recommande «l’érection par le gouvernement des monuments en
mémoire des martyrs de l’indépendance, des étudiants, des chrétiens et des
compatriotes morts pour la cause de la démocratie et de la liberté».
Le comité invite les communautés religieuses de toutes les confessions à
organiser le 16 février un culte à la mémoire des martyrs et à planter un
«arbre de vie», par exemple un palmier, à l’endroit le plus significatif.
Il suggère qu’à midi, la population arrête toute activité et garde cinq minutes de silence en demandant à tous les conducteurs d’automobile de klaxonner pour en donner le signal. L’après-midi, un culte oecuménique sera
célébré en l’église paroissiale saint Joseph, dans le quartier populaire de
Matonge, où plusieurs morts furent gardés lors de la tragique journée de
1992. Vers 17 heures, la première pierre du futur monument en l’honneur des
martyrs de la démocratie sera posée à la Place de la Victoire.
Jusqu’à la victoire finale
Dans le bref communiqué où il précise l’organisation de la journée, le
comité précise que tout autre communiqué écrit ou radiodiffusé concernant
cette journée n’émane pas de lui. Après avoir insisté sur le caractère nonviolent de toutes ces manifestations, il invite à «continuer la marche de
l’espoir jusqu’à la victoire finale».
Le communiqué du Comité permanent porte les signatures des représentants
de huit associations: Groupe Amos, La Voix des Sans Voix, Comité Laïc de
Coordination, Comité pour la démocratie et les droits de l’homme, SOS-Zaïre
Action Droits de l’homme, Toges Noires, Fraternité des Prisons et Jeunesse
Actuelle. (apic/cip/ba)




