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apic/Zambie/Mise en garde/Violence

Zambie: Le clergé zambien met en garde contre le risque d’une guerre civile

Lusaka, 28mars(APIC) Trois ecclésiastiques zambiens viennent de lancer

une mise en garde. Selon eux, la Zambie pourrait sombrer dans une guerre

civile si le mouvement pour la démocratie multipartite (MMD), actuellement

au pouvoir, et les partis d’opposition ne se rencontrent pas en vue d’apaiser le climat politique instable qui s’est instauré dans le pays à l’approche des élections.

Les responsables d’Eglise soulignnt la nécessité de ces entretiens avant

la tenue des élections présidentielles et générales, prévues en octobre.

Pour Jean Mambo, qui dirige l’Eglise de Dieu en Zambie, «nos politiciens

nous conduisent à l’affrontement».

L’ecclésiastique constate que les passions politiques s’embrasent souvent lorsque les anciennes rivalités remontent à la surface. Il fait ainsi

allusion aux tensions politiques, qui opposent notamment le président Frederick Chiluba et l’ancien président, Kenneth Kaunda. En octobre 1991, date

du plus grand chambardement politique de toute l’histoire de la Zambie, F.

Chiluba avait battu K. Kaunda lors des élections présidentielles.

Franklin Membe, qui occupe un poste important au sein de l’Eglise méthodiste africaine, constate lui aussi que la Zambie est au bord de l’éclatement politique.»Ce pays sera plongé dans une guerre civile, affirme-t-il,

si rien n’est fait pour effacer les doutes suscités par le système électoral, et l’adoption du projet de constitution».

Les déclarations provocatrices de certains partis politiques font planer

sur la Zambie le spectre de la violence. «Nous savons tous que certains

partis politiques ont menacé: ’Si ce que nous voulons n’est pas fait, nous

provoquerons la violencé. Ce qui est encore plus inquiétant, affirme pour

sa part le pasteur Sakala, c’est la soif de pouvoir de tous ces partis politiques».

Président de la Fondation pour un processus démocratique (FODEP), F. Sakala déclare avoir écrit à tous les partis politiques pour proposer une

rencontre qui permettrait d’aplanir les difficultés. Mais, a-t-il déploré,

personne n’a donné de réponse favorable. (apic/eni/pr)

28 mars 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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