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apic/Zurich / Eglises-Etat réactions

Zurich: ’non’ à la séparation Eglises-Etat (240995)

Un résultat plus net que prévu, constate Mgr Peter Henrici

Zurich, 24septembre(APIC) Le rejet par les Zurichois de l’initiative pour

la séparation Eglise-Etat est nettement plus clair que prévu, constate Mgr

Peter Henrici, évêque auxiliaire à Zurich. Dans une déclaration écrite, Mgr

Henrici remarque que l’engagement important constaté lors de la campagne

montre que le peuple zurichois n’est pas indifférent à la vie des Eglises

comme pourraient le faire croire la baisse de la pratique religieuse et les

sorties d’Eglise.

Le résultat du vote confirme aussi le principe et la volonté de réformes

dans les Eglises. Du côté catholique, le vote indique que les structures

mises en place après la reconnaissance par l’Etat en 1963 ont dans l’ensemble bien fonctionné.

Pour les trois Eglises nationales, ce vote signifie aussi la nécessité

de revoir sérieusement leurs relations avec l’Etat. Et Mgr Henrici de

reprendre les principaux points cités par le nouveau président de la Commission centrale catholique-romaine: reconnaissance des autres communautés

religieuses, droit de vote des étrangers, discussion des «titres historiques», modification de l’impôt sur les personnes morales, meilleure démarcation entre droit ecclésiastique cantonal et droit de l’Eglise. Un programme auquel il souscrit totalement.

M. Leuenberger: «L’initiative n’a pas trouvé grâce devant le peuple»

Moritz Leuenberger, vice-président du Conseil d’Etat zurichois, et chef

de file d’un des comités d’opposition, s’est félicité que l’initiative

«n’ait pas trouvé grâce devant le peuple». Il ne faut cependant pas oublier

que les rapports entre les Eglises et l’Etat sont soumis à une évolution.

Le Conseil d’Etat attend maintenant des impulsions des Eglises, souligne-til. Pour l’Etat, il s’agit en particulier de la reconnaisance d’autres communautés religieuses. Répondant à l’APIC, le Conseiller d’Etat socialiste y

met deux conditions principales: des structures démocratiques et la transparence financière.

Moritz Amherd, secrétaire général de l’Eglise catholique zurichoise et

membre du comité de la Conférence centrale catholique romaine (RKZ) qui finance les tâches supra-diocésaines, s’est déclaré surpris par le nombre de

’non’. Pour lui, ce résultat confirme le lien des Eglises avec le peuple.

(apic/gbr/mp)

24 septembre 1995 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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