Sénégal: La JEC réagit suite aux violences récurrentes à l’université de Dakar
Appel au calme après la mort d’un étudiant à la mi-août
Dakar, 3 septembre 2014 (Apic) La Jeunesse étudiante catholique du Sénégal (JEC/S) a appelé les autorités, les responsables de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), et les quelque 40’000 étudiants de cette université au calme et à la sérénité. Des violences entre étudiants et forces de l’ordre dans le campus avaient fait un mort le 14 août dernier.
Depuis le début de l’année 2014, l’UCAD est perturbée par des grèves successives, accompagnées de violences, pour cause de revendications estudiantines liées à des problèmes de paiement de bourses et d’inscription pour le 3e cycle. La crise a dégénéré le 14 août dernier, avec la mort de Bassirou Faye, tué par balle lors de violents affrontements. Les étudiants accusent les policiers d’avoir tué leur camarade. Soutenus par les enseignants, ils réclament le départ des ministres de l’Intérieur, Abdoulaye Daouda Diallo, et de l’Enseignement supérieur, Mary Tew Niane, qu’ils accusent d’avoir ordonné la répression policière. Le gouvernement a promis une enquête sur la mort de Bassirou Faye.
Dans un communiqué transmis le 2 septembre au correspondant de l’Apic, à l’issue de sa 27e session nationale au centre Kisito de Popenguine, au sud de Dakar, la JEC/S plaide pour «un espace universitaire paisible». Elle a exprimé sa «confiance et son optimisme» pour l’avenir de l’UCAD.
La JEC déplore des carences dans les infrastructures
Les étudiants catholiques sénégalais ont aussi déploré le «déficit infrastructurel persistant et non encore suffisamment corrigé», à l’UCAD, des réformes universitaires «insuffisantes et parfois mal discutées», «des lenteurs et carences dans les réponses promises par l’Etat».
En outre, ils ont dénoncé la «présence continue» de forces de l’ordre au sein et aux alentours de l’université. Ce qui n’est forcément pas de nature à apaiser le climat.
Du côté des étudiants, ils fustigent l’utilisation «précipitée de méthodes violentes et destructrices» pour appuyer les revendications, la manipulation des masses par des groupes minoritaires d’étudiants qui ne véhiculent pas toujours la bonne information, et la politisation des revendications estudiantines. «Tout cela constitue une menace sérieuse pour l’avenir de notre système d’enseignement supérieur et, au-delà, pour le pays tout entier», a poursuivi la JEC/S dans son communiqué. (apic/com/ibc)




