Congo RDC: Séminaire de la Commission épiscopale pour l’apostolat

Appel aux hommes politiques du pays à être au service du peuple

Kinshasa, 13 mai 2010 (Apic) La Commission épiscopale pour l’apostolat des laïques (CEAL) de l’Eglise catholique en République démocratique du Congo (RDC), a invité les hommes politiques du pays à être au service du peuple et «à ne plus trahir» ce même peuple au nom du quel ils prétendent parler.

A l’issue d’un atelier sur les acteurs politiques, du 7 au 9 mai, organisée dans le cadre des activités commémoratives du cinquantenaire de l’indépendance du pays, rapporté par le quotidien congolais, «Le Potentiel», elle a demandé aux populations de «plus accepter de souffrir et de se taire», mais de dénoncer «les injustices et les antivaleurs» de la société.

«Cinquante ans d’indépendance politique et cinquante ans de marche vers la mort des valeurs », a souligné Claire Mbuyi Banza, écrivain et coordonnatrice de la Fondation Rive Malula, ajoutant que les cinquante d’indépendance du pays sont comme une « marche suicidaire vers l’intronisation de l’injustice et de la corruption absolue qui a fini par brouiller la vue à la vérité ».

Dans une communication intitulée : «au-delà du cinquantenaire, le défi de la citoyenneté responsable : du combat pour le triomphe des valeurs par le refus de la corruption», elle a estimé qu’il est temps de répondre à la question de savoir, «comment le Congolais chrétien doit s’y prendre pour servir son pays, en résistant à la corruption».

Selon elle, le pays vit un paradoxe : riche en ressources minières (or, diamant, minerai, bauxite), il est classé parmi les pays les plus pauvres et les plus endettés de l’Afrique. Il a le cours d’eau (le fleuve Congo) qui est considéré comme l’un des plus longs dans le continent, avec des lacs et des rivières, mais la desserte en eau est plus qu’insuffisante dans le pays. Les robinets des congolais sont pour la plupart «rouillés» depuis des mois. Là où l’eau coule, c’est une eau non potable, dont la consommation est grave pour la santé des populations. En outre, le pays a le barrage hydro-électrique le plus puissant d’Afrique, mais vit dans le noir. Dans les zones électrifiées, le délestage est un luxe. Dans d’autres endroits, c’est le retour au bois et à la braise comme source d’énergie.

Face à cette situation, elle a lancé un appel aux cadres politiques chrétiens catholiques pour aider la société à s’en sortir, et à aider à élever le niveau de vie du peuple pour qui ils travaillent. (apic/ibc/js)

13 mai 2010 | 15:19
par webmaster@kath.ch
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