Appel en faveur des prisonniers palestiniens

Il y a quelque 3’000 prisonniers palestiniens en situation dramatique dans les prisons israéliennes, sans compter près de 300 en détention administrative, sans inculpation ni jugement. «Quand je visite ces prisonniers à Beersheba ou Ashqelon, témoigne Hanna Nasser, je rencontre des situations misérables. C’est par hasard qu’ils voient leur famille. Beaucoup de prisonniers sont malades ou attendent des opérations, mais personne ne les écoute. Au point de vue humanitaire, c’est le devoir de l’Amérique et de l’Europe d’envoyer des visiteurs. Il y a des gens qui meurent, qui deviennent fous, désespérés. Personne en dehors ne peut vraiment prendre conscience d’une telle souffrance s’il ne s’est jamais rendu dans ces geôles: ils y vivent comme des chiens, sans voir leur famille, pas de liberté de recevoir de la nourriture ou des vêtements». Isolés parfois pendant de longues périodes, les prisonniers sont interrogés par des méthodes inhumaines de torture: un certain niveau de violence contre les suspects est autorisé par la justice israélienne s’il s’agit par exemple d’interroger quelqu’un qui pourrait fournir des renseignements sur un attentat à la bombe, (voir les recommandations du Rapport de la Commission Landau). «On torture souvent des innocents. Malgré les fréquentes manifestations, le gouvernement Netanyahou n’écoute rien. La situation devient de plus en plus explosive si la population ne voit rien venir de concret», affirme le maire de Bethléem, qui qualifie la plupart des internés dans les geôles israéliennes de combattants de la liberté. (apic/be)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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