Italie: Mgr Adriano Bernardini nommé nonce apostolique
Après Mario Monti, voilà Mgr Bernardini
Rome, 15 novembre 2011 (Apic) Mgr Adriano Bernardini a été nommé nonce apostolique auprès de l’Italie et de la République de Saint-Marin par Benoît XVI, le 15 novembre 2011. L’actuel représentant du Saint-Siège à Buenos Aires, en Argentine, remplace Mgr Giuseppe Bertello, qui a pris la tête du Gouvernorat de la Cité du Vatican le 1er octobre. Le prélat italien de 69 ans accède ainsi à un poste-clé de la diplomatie vaticane, voie royale à la pourpre cardinalice.
Né le 13 août 1942 à Pian di Meleto, dans la région des Marches, Adriano Bernardini est ordonné prêtre pour le diocèse de Rome en 1968. Il entre au service de la diplomatie vaticane en 1973 et travaille successivement au Pakistan, en Angola, au Japon, au Venezuela et en Espagne. En 1989, le Père Bernardini est nommé chargé d’affaires par intérim à Taiwan.
Nommé nonce apostolique au Bangladesh en 1992, il part quatre ans plus tard représenter le Saint-Siège à Madagascar, à l’Ile Maurice et aux Seychelles. En 1999, Mgr Bernardini devient nonce en Thaïlande, à Singapour et au Cambodge, ainsi que délégué apostolique au Brunei, au Myanmar, en Malaisie et au Laos. Il est envoyé en Argentine en 2003 par Jean Paul II.
Transition politique
Le nouveau nonce arrive à Rome en pleine période de transition politique, avec le remplacement de Silvio Berlusconi par Mario Monti à la tête du gouvernement. L’un des premiers rendez-vous importants de Mgr Bernardini sera la traditionnelle réception, en février 2012, marquant l’anniversaire de la signature des Accords du Latran (11 février 1929). Au Palazzo Borromeo, l’ambassade d’Italie près le Saint-Siège, il représentera le Saint-Siège aux côtés du secrétaire d’Etat, du secrétaire pour les relations avec les Etats et du substitut pour les Affaires générales. ¨
Ce sont précisément les Accords du Latran qui, en 1929, ont mis fin à la «question romaine», née en 1870 après la prise de Rome et son annexion au Royaume d’Italie. Ces accords, signés par Mussolini, réduisent les prétentions de souveraineté du pape au seul Etat de la Cité du Vatican. En contrepartie, le catholicisme devient religion d’Etat en Italie. (apic/imedia/cp/nd)



