Arrestations arbitraires, absence de droit pour la défense...

Arabie Saoudite: Une justice inique, dénonce Amnesty International

Londres, 10 mai 2000 (APIC) Amnesty International (AI) s’en prend au système judiciaire mis en place en Arabie Saoudite. Dans un nouveau rapport intitulé «Arabie saoudite: une justice inique», AI dénonce les arrestations arbitraires, les aveux forcés, l’absence de droit pour la défense, les détentions de longue durée et les exécutions.

Selon Amnesty International, la séparation des pouvoirs n’existe pas en Arabie saoudite. En théorie, la loi saoudienne reconnaît le principe d’indépendance de la justice et des juges. Mais dans la pratique, le pouvoir judiciaire est subordonné à l’exécutif et plus précisément aux ministères de la Justice et de l’Intérieur et aux gouverneurs régionaux.

«Le système de justice pénal qui se déroule dans le secret viole systématiquement les droits fondamentaux, en particulier ceux des minorités. La justice saoudienne est discriminatoire en fonction du sexe, de la nationalité, de la religion et du statut social de la personne concernée».

L’Arabie saoudite ne respecte pas les standards internationaux, dénonce en outre l’organisation, les arrestations et les détentions arbitraires sont une pratique très répandue, notamment à l’égard des opposants politiques et religieux. Selon les règles de droit international, les détenus doivent être informés de leur situation et de leurs droits tout au long de la procédure. Dans les faits les prisonniers sont toujours tenus dans l’ignorance de leur dossier. Les procès se déroulent le plus souvent de manière sommaire et secrète. Les accusés n’ont pas de contact avec leur famille et ne sont pas autorisés à consulter un avocat. De plus, les condamnés n’ont pas accès à une véritable procédure d’appel.

Les aveux sont souvent extorqués sous la torture, conclut AI. Et la justice pénale saoudienne donne une grande importance à «ces aveux». (apic/com/mk/pr)

10 mai 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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