Les pauvres font les frais d’une véritable dictature de l’argent
Argentine: Des Eglises expriment leurs préoccupation face à la situation économique
Buenos Aires, 21 août 2000 (APIC) Des représentants de différentes Eglises ont adressé une lettre aux dirigeants d’Argentine pour exprimer leur indignation face à la dictature de l’argent imposée par le FMI et la Banque Mondiale.
Le problème de la dette extérieure doit être abordé comme un sujet qui touche directement la vie de tous les concitoyens, et non comme un simple problème fiscal, souligne la lettre signée, entre autres, par Mgr Federico Pagura, coprésident du COE, Adolfo Perez Aguirre Esquivel, Prix Nobel de la Paix en 1980, Rodolfo Reinich, président de la Fédération argentine des Eglises évangéliques et Soeur Maria Laura Roger, présidente de la Confédération argentine des religieuses et religieux.
Les signataires protestent en particulier contre les «ajustements structurels» imposés par le Fonds Monétaire International et par la Banque Mondiale, car «ce sont les pauvres qui font les frais» d’une telle politique, que la lettre assimile «à une véritable dictature de l’argent».
C’est d’autant plus scandaleux, ajoute la lettre que la dette est liée à des faits de «corruption» et de «spéculation», et qu’elle a été décidée sans concertation de ceux qui doivent aujourd’hui supporter la lourde charge des remboursements. (apic/cip/bb)




