Une place pour eux dans les registres et les cimetières
Argovie: Les Eglises s’engagent pour la sépulture des enfants mort-nés
Aarau,
(APIC) Les Conseils des trois Eglises cantonales d’Argovie se sont engagés à ce que les enfants morts-nés puissent recevoir dans tous les cas une sépulture digne. La pratique actuelle du canton veut que les enfants morts avant la 24e semaine de grossesse ne soient pas inscrits à l’état-civil et ni enterrés dans les cimetières.
Les agents pastoraux des trois Eglises devront à l’avenir soutenir les parents qui désirent une sépulture pour leur enfant mort-né et les aider dans leurs démarches auprès des communes. Une circulaire dans ce sens a été adressée à tous les conseils paroissiaux du canton.
Quelques communes accèdent déjà aujourd’hui à la demande des parents, mais la pratique n’est pas uniforme dans tout le canton, car il n’existe pas de règle à ce niveau. Si les communes refusent une place au cimetière, les agents pastoraux doivent dans tous les cas répondre à une demande de cérémonie de sépulture, ils doivent inscrire le nom de l’enfant dans le registre des décès de la paroisse avec la mention correspondante.
La perte d’un enfant avant la naissance représente toujours une lourde peine pour les parents surtout si la grossesse était attendue depuis longtemps, soulignent les responsables d’Eglise. Les Eglises vont par ailleurs intervenir auprès du Conseil d’Etat pour demander une réglementation cantonale uniforme en la matière. (apic/rpd/mp)



