Argovie: Pour Mgr Kurt Koch, la «pilule du lendemain est un moyen contraceptif

Prévention et avortement ne sont pas identiques

Aarau, 29 mars 2009 (Apic) Le président de la Conférence des évêques suisses, Mgr Kurt Koch met en garde contre l’utilisation de la «pilule du lendemain». La disparition de la distinction entre prévention et avortement serait, selon lui, dangereuse, a-t-il confié au journal «Sonntag» le 29 mars 2009.

La «pilule du lendemain» ne serait pas, selon le prélat, un moyen de prévention de grossesse, mais un moyen d’avortement au stade précoce du développement de l’embryon. C’est pourquoi, toujours d’après le prélat, elle serait un moyen contraceptif. Elle favoriserait la tendance actuelle dans la société à considérer l’avortement comme moyen de prévention. Si la différence entre prévention et avortement disparaissait, cela constituerait un danger pour la défense de la vie.

Mgr Koch s’est dit alarmé par la diffusion croissante de cette «pilule du lendemain». Pour lui, on assisterait à une séparation toujours plus grande de la sexualité comme expression de la relation de l’amour humain et de cette même sexualité comme reproduction de l’espèce humaine. Il faut développer une nouvelle culture dans laquelle la sexualité n’est pas simplement la satisfaction de désirs ni un article de consommation, mais l’expression d’un amour et d’une fidélité concernant l’ensemble de l’être humain.

Fortement demandée

Depuis sa vente libre en pharmacie, la «pilule du lendemain» connaît en Suisse un véritable boom. Le produit phare de Noverlo Uno a connu une forte augmentation depuis 7 ans: au début de sa commercialisation, il s’est vendu 8’000 emballages de pilules pour passer à 93’500 en 2008.

Selon l’Office fédéral de la santé publique, le nombre de personnes atteintes de maladies sexuellement transmissibles a également augmenté. Souvent, ce sont des infections qui sont restées pendant longtemps non détectées.

Un Suisse sur trois renonce à une protection

Pour l’OFS, cette augmentation n’est pas clairement justifiable. On assiste en Suisse au même procédé que sur le plan international: on ne tient plus compte des mesures de prévention individuelle sur le plan sexuel. La plupart du temps, on renonce à l’usage du préservatif. L’Office fédéral de la santé publique examine actuellement les moyens de renforcer la prévention, ainsi qu’il l’a annoncé la semaine passée.

Un tiers des couples renonce à se préserver lors de relations sexuelles, selon les informations de l’association «Aide suisse contre le sida». En ce qui concerne les infections, les hommes et femmes hétérosexuels entre 35 et 45 ans semblent souvent ne pas être concernés, dans leur milieu de vie, par le sida. (apic/ag/gs/js)

29 mars 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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