Une délégation du Vatican participera à l’intronisation
Arménie: Le 4 novembre 1999 intronisation du nouveau catholicos de tous les Arméniens
Une délégation du Saint-Siège participera à l’intronisation du nouveau catholicos, guidée par le cardinal Edward Idris Cassidy, président du conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, par l’évêque d’Orléans, Mgr Gérard Daucourt, membre du même conseil pontifical, ainsi que par le nonce apostolique en Arménie, l’archevêque suisse Peter Zurbriggen.
La nomination de Karekin II est considérée comme «positive» au Vatican. Une source non officielle a confirmé qu’un voyage du pape en Arménie est toujours en projet après l’annulation de la visite de Jean Paul II en dernier juin, à cause de la maladie du catholicos. Les liens fraternels ont été fortement encouragés par Karekine Ier entre l’Eglise catholique et l’Eglise apostolique arménienne.
Mgr Karekin Nersissian, devient à 48 ans le 132e patriarche suprême ou catholicos. Il a été élu le 27 octobre par l’Assemblée ecclésiale nationale, qui représente toutes les communautés de l’Eglise arménienne à travers le monde.
Né en 1951 dans un village proche d’Etchmiadzin, Mgr Nersissian exerce son ministère de prêtre depuis 1972. Consacré évêque en 1983, et nommé archevêque en 1992, il avait en charge le diocèse le plus peuplé du pays, celui d’Ararat, qui comprend notamment la capitale arménienne Erevan et les environs du siège apostolique d’Etchmiadzin.
Depuis une dizaine d’années, Mgr Nersissian est une figure marquante dans la vie religieuse, sociale et culturelle de son pays. Il s’est particulièrement engagé pour encourager la reconstruction matérielle et spirituelle de son pays, où le tremblement de terre survenu en 1988 a encore amplifié les conséquences désastreuses du régime soviétique.
Mgr Nersissian était déjà candidat à la succession du catholicos Vasken Ier en 1995, mais s’était alors retiré au profit de Mgr Karekin Sarkissian.
L’Eglise apostolique arménienne s’est démarquée au Ve siècle, où des divergences de pensée ont suscité des tensions dans la chrétienté sur des points essentiels du Credo. En 431, le concile d’Ephèse a clairement affirmé l’unicité de la personne du Christ contre la conception de l’évêque Nestorius de Constantinople, qui poussait à l’extrême la distinction entre nature humaine et nature divine. A l’inverse de Nestorius, un autre théologien de Constantinople, le moine Eutychès soutenait qu’il n’y avait en Jésus qu’une seule nature divine et humaine. Contre cette conception dite «monophysite», le concile de Chalcédoine affirmera en 451 qu’il y a bien deux natures dans la personne unique du Christ. L’Eglise arménienne alors maintenu sa tradition monophysite. (apic/imed/zn/tg)



