Lucerne: Caritas Suisse demande que les enfants requérants d'asile soient mieux protégés

Arrivés en Suisse, ils ne trouvent ni logement adapté, ni prise en charge appropriée, ni aide à l’éducation

Lucerne, 12 décembre 2013 (Apic) Dans sa politique d’asile, la Suisse ne respecte pas les droits fondamentaux de l’enfant. C’est ce que dénonce Caritas Suisse dans un communiqué du 12 décembre 2013. Lorsqu’ils arrivent dans notre pays, les requérants d’asile mineurs ne trouvent ni logement adapté, ni prise en charge appropriée, ni aide à l’éducation. L’œuvre d’entraide demande en conséquence que les enfants et les jeunes soient mieux protégés dans le domaine de l’asile.

En ratifiant en 1997 la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, la Suisse s’est engagée à prendre en compte le bien-être de l’enfant dans toutes les mesures étatiques. «La Suisse ne respecte pas cet engagement dans sa politique d’asile. Des droits fondamentaux de l’enfant, comme le droit à une protection particulière, à l’éducation, à un niveau de vie approprié ou à la participation, ne sont pas respectés», dénonce Caritas.

«Les enfants arrivant en Suisse sont souvent traumatisés par les dangers encourus lors de leur fuite. Ils ne trouvent en Suisse ni logement adapté, ni prise en charge appropriée, ni aide à l’éducation. Les requérants d’asile mineurs non accompagnés et les titulaires d’une admission provisoire sont souvent maintenus dans l’incertitude durant des années puis, une fois qu’ils ont atteint 18 ans, ou après plusieurs années de séjour, ils sont renvoyés sans avoir été auditionnés», poursuit le texte.

Adaptations nécessaires

Caritas Suisse appelle à des adaptations rapides de la politique suisse de l’asile pour que la Convention relative aux droits de l’enfant soit respectée. Caritas demande la réintroduction du dépôt des demandes d’asile dans les ambassades qui permet d’éviter aux enfants les itinéraires de fuite les plus dangereux, un placement rapide des familles et des enfants dans des logements adaptés dans les communes et une scolarisation immédiate.

«Il faut également une meilleure prise en charge et formation des requérants d’asile mineurs non accompagnés et la garantie d’un permis de séjour au bout d’un certain temps. Les enfants et les adolescents doivent être entendus avant leur renvoi. Ils ne doivent pas être placés en détention en vue de leur refoulement, renvoyés dans des vols spéciaux, ou faire l’objet de mesures de contrainte», demande encore Caritas. (apic/com/cw)

12 décembre 2013 | 10:28
par webmaster@kath.ch
Partagez!