Assise, une ville sous haute surveillance
Assise: Hautes mesures de sécurité pour la rencontre interreligieuse
Assise, 23 janvier 2002 (APIC) A la veille de la rencontre interreligieuse d’Assise, des mesures de sécurité musclées se mettent en place dans cette petite ville de la région italienne de l’Ombrie, qui accueillera le 24 janvier quelque 250 leaders religieux venus du monde entier. Le voyage en train des participants de Rome à Assise sera lui aussi sous haute surveillance.
Les mesures de sécurité mises en place au Vatican après les événements du 11 septembre suivront Jean Paul II et les quelque 250 dignitaires religieux qui l’accompagneront dans le train vers Assise, le 24 janvier. Un hélicoptère survolera en effet les six wagons tout au long du trajet. Par ailleurs, des policiers – venant du Vatican et de l’Etat italien – seront présents dans toutes les gares où passera le train, qui ne fera toutefois pas d’arrêt.
Le porte-parole du pape, Joaquin Navarro-Valls, avait déjà effectué le trajet une première fois avec le même train qui servira à Jean Paul II, mais «à vide» cette fois-ci, le 15 janvier dernier. Accompagné du ministre italien des transports ainsi que de responsables de la sécurité italienne et vaticane, il avait pu mettre au point les moindres détails de ces dispositifs.
Les égouts scellés et les poubelles évacuées
A Assise, les consignes de sécurité sont tout aussi rigoureuses. Interrogé par l’agence APIC le 23 janvier, un policier italien surveillant les entrées et les sorties des véhicules dans la petite ville fortifiée, a affirmé «Assise sera une ville blindée!». Il a alors énuméré les mesures ayant été mises en place. Ainsi, toutes les poubelles se trouvant dans la ville seront retirées, les bouches d’égouts situées le long du parcours prévu de la gare de Sainte-Marie des Anges – située en contre-bas d’Assise – à la basilique Saint-François ont été scellées, des policiers seront postés à tous les coins de rue. Des hélicoptères de la gendarmerie italienne survolaient par ailleurs déjà Assise, la veille de la rencontre. Un fort déploiement de policiers, de ’carabiniers’, de la Garde des Finances et de policiers du Vatican a en outre été prévu dès 8h00, le 24 janvier, dans les rues de la ville.
Une vigilance particulière a été demandée aux ’forces de l’ordre au moment de la venue du président du Conseil italien, Silvio Berlusconi – qui accueillera Jean Paul II et les participants à la gare de Sainte-Marie des Anges -, ainsi qu’à l’arrivée du président italien, Carlo Ciampi, qui fera également le déplacement dans l’après-midi pour participer à la cérémonie de conclusion.
Sur le passage du pape, seuls les résidents pourront être présents. Ils ont toutefois reçu l’interdiction de sortir de chez eux. Quant aux journalistes, dont le nombre devrait dépasser les 800, tout un dispositif de centre de presse a été installé dans le centre de la ville, à une centaine de mètres de la basilique, la rue rejoignant cette dernière leur étant réservée durant toute la durée de la rencontre. (apic/imed/bb)



