Mobilisation du Trocadéro à Bâle, en passant par Genève et Zurich

ATD Quart Monde invite à manifester pour la 17e Journée mondiale du refus de la misère

Paris, 13 octobre 2004 (Apic) La 17e Journée mondiale du refus de la misère, instaurée en 1987 par le Père Joseph Wresinski, fondateur de ATD Quart Monde, déclarée «Journée mondiale» en 1992 par les Nations Unies, sera célébrée le 17 octobre un peu partout dans le monde.

A Paris, le principal rendez-vous a été donné sur le parvis du Trocadéro où toute la journée ATD Quart monde sera présent. Il y a 17 ans, à l’appel du Père Wresinski, 100’000 défenseurs des droits de l’homme s’étaient rassemblés sur le parvis du Trocadéro à Paris pour rendre honneur aux victimes de la faim, de la violence et de l’ignorance. Depuis lors, même si ailleurs dans le monde on rappelle ce refus de la misère, le Trocadéro est demeuré le lieu privilégié pour faire entendre la voix des plus démunis. Même si celle-ci peine à parvenir aux oreilles des politiques.

Le Père Joseph Wresinski avait une certitude: «la misère est l’oeuvre des hommes, seuls les hommes peuvent la détruire». D’où la rédaction de son rapport, quelques années avant sa mort, intitulé «Grande pauvreté et précarité économique et sociale», adopté le 11 février 1987. Ce rapport place la misère au rang des violations des droits de l’homme.

Sur la dalle, posée en 1987 au Tocadéro, devant laquelle se réunissent chaque année à la date du 17 octobre plus de 100’000 personnes, ont peut y lire: «Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l’homme sont violés». Le fondateur d’ATD Quart Monde est décédé en 1988, mais son oeuvre continue, y compris à travers les jeunes «Taporis», la branche enfants du mouvement ATD Quart Monde.

Reconnue par l’ONU depuis, cette journée ne veut pas être une journée d’apitoiement sur le sort des plus pauvres, ni uniquement une dénonciation de situations inacceptables. Elle entend être l’occasion de témoigner des actes de tous les citoyens qui – pauvres ou non – ne se résignent pas, mais qui s’engagent et font avancer le refus de l’exclusion, indique un communiqué.

En Suisse aussi

En Suisse, le Mouvement ATD Quart Monde appelle à rejoindre un des lieux où cette journée sera célébrée: à Bâle, une Commémoration publique se tiendra à la «Claraplatz» le 15 octobre 2004 de 17h30 à 18h30, avec une intervention de Maya Graf, conseillère nationale.

A Genève, au Palais des Nations, le Service de l’information des Nations Unies et ATD Quart Monde invitent à être présent dans l’après-midi du 15 octobre. D’autres manifestations sont programmées, notamment à Renens, le 16 octobre, à Zoug et à Zurich, le lendemain.

ATD Quart Monde est un mouvement international de lutte contre la misère et l’exclusion sociale. Ouvert à toutes les convictions religieuses ou politiques, il a été créé en 1957 par le Père Joseph Wresinski et les familles d’un camp de sans-logis à Noisy-le-Grand, dans la région parisienne. «Quart Monde» est le nom donné par le Père Joseph Wresinski, en 1968, aux pauvres du monde entier qui refusent de se résigner à la fatalité de la misère. Ce terme trouve ses racines dans le «Quart Etat», révélé par quelques députés lors de la révolution française, comme étant le «peuple des infortunés, des indigents, et de ceux qui n’avaient aucune représentation».

Sur le plan national et international, ATD Quart Monde mène une action auprès des pouvoirs publics, des organismes et institutions, afin d’obtenir la représentation des familles du Quart Monde et, par-là, la garantie de leurs droits, de leurs responsabilités, et de leurs possibilités de s’exprimer sur tous les domaines qui les concernent. (apic/com/pr)

13 octobre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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