Saint-Sulpice: L’Eglise réformée vaudoise adopte un rite pour les unions homosexuelles
Attention à préserver l’unité de l’Eglise
Lausanne, 21 septembre 2013 (Apic) Le Synode de l’Eglise réformée vaudoise (EERV), réuni en session extraordinaire les 21 et 22 septembre 2013 à Saint-Sulpice, dans l’Ouest lausannois, a adopté dans son Règlement ecclésiastique un rite pour partenaires enregistrés, qui concerne les unions homosexuelles. La distinction entre un partenariat enregistré et un mariage est énoncée dans le Règlement ecclésiastique.
L’EERV, dont la décision de bénir des couples «partenariés» prise l’an dernier a suscité de l’incompréhension auprès de nombreux chrétiens romands, notamment chez les évangéliques, rappelle toutefois que seul un homme et une femme peuvent se marier.
Les modifications du règlement seront encore soumises à relecture du parlement de l’EERV lors de sa séance de relevé d’octobre et sa session de novembre. Le Synode a commencé ses débats avec une déclaration forte visant à prendre soin de l’unité de l’Eglise.
Des divergences sur la manière de considérer l’homosexualité
Le Synode a adopté une déclaration soulignant qu’il existe au sein de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud, comme au sein d’autres Eglises, «des manières différentes de considérer l’homosexualité au plan biblique, éthique ou théologique».
Ces différences de conviction sont parfois vives au sein de l’EERV et conduisent à des tensions. «Néanmoins, les divergences sur ce point particulier ne devraient pas remettre en cause la foi commune et la fidélité au Christ, Seigneur et sauveur. Le Synode invite les membres de l’EERV à cultiver la communion fraternelle et à s’unir dans la mission essentielle de l’Eglise: témoigner de l’Evangile en parole et en actes», souligne l’Eglise réformée vaudoise dans un communiqué publié le samedi 21 septembre.
«Les débats se sont déroulés avec calme et qualité d’écoute. Les options ont été prises à de larges majorités dans le respect des positions divergentes. Les modifications du règlement posent des balises. Elles définissent tout d’abord ce qu’est la bénédiction de mariage entre une femme et un homme. Puis elles précisent que le rite pour les partenaires enregistrés a lieu au cours d’un culte dans une église réformée au choix des partenaires, sauf circonstance spéciale que le ministre chargé de la cérémonie apprécie avec son Conseil et avec le Conseil du lieu de culte concerné».
Le ministre du culte peut faire valoir son objection de conscience
La célébration est préparée avec le ministre chargé de la cérémonie, qui veille à mettre en lumière la spécificité de ce rite. Le rite comporte les éléments liturgiques suivants: lecture biblique et prédication, accueil des personnes unies par le partenariat, rappel du lien de partenariat et prière pour les personnes unies par le partenariat. L’EERV précise qu’aucun ministre n’est obligé de célébrer ce rite si ses convictions théologiques l’en empêchent.
Le Synode s’était prononcé en faveur d’un rite pour «couples partenariés» en novembre 2012. Le Conseil synodal avait reçu mandat de lui soumettre un rapport avec des propositions de mise en œuvre. Pour l’élaborer, l’exécutif a mené une consultation dans tout le canton. (apic/eerv/com/be)



