Lucerne: L’été, la saison des mariages forcés
Augmentation du nombre d’appels à Zwangsheirat.ch
Lucerne, 4 août 2011 (Apic) En été, le nombre des mariages forcés augmente. Au centre d’écoute Zwangsheirat.ch, basé à Zoug, on reçoit deux fois plus d’appels depuis le début des vacances, indique la «Neue Luzerner Zeitung» du 3 août 2011.
D’habitude, le centre d’écoute reçoit entre un et quatre appels par semaine. Mais actuellement, c’est plutôt neuf fois par semaine que le téléphone sonne. La majorité des mariages forcés étant célébrés à l’étranger, les demandes augmentent sensiblement pendant la pause estivale, explique Anu Sivaganesan, chargée de communication à Zwangsheirat.ch.
D’après cette dernière, le phénomène du mariage forcé est présent dans différentes cultures et religions, même chez les chrétiens. L’islam est d’ailleurs la seule religion à interdire explicitement le mariage forcé. «Le problème, la plupart du temps, c’est une vision du monde patriarcale et traditionnelle», remarque Anu Sivaganesan.
Renforcement législatif
En ce moment, le Conseil fédéral travaille sur un renforcement des lois en vigueur. Actuellement, les mariages forcés sont assimilés à la cœrcition, mais ils devraient bientôt être considérés comme des infractions à part entière. La peine maximale encourue serait alors de cinq ans de prison.
Concrètement, une fois contactés, les bénévoles essaient d’évaluer le danger que court l’intéressé et, le cas échéant, de retarder le mariage. Ils cherchent également à entrer en contact avec des enseignants ou les amis de la personne menacée. (apic/neueluzernerzeitung/ak/amc)



