...dans le monde occidental
Australie: Le cardinal George Pell dénonce l’intolérance religieuse envers les chrétiens
Sydney, 12 mars 2009 (Apic) Le cardinal George Pell, archevêque de Sydney, a dénoncé l’intolérance religieuse envers les chrétiens… dans le monde occidental. Le prélat australien a affirmé que se dresser face à cette intolérance religieuse «régulièrement et publiquement» fait partie des «tâches cruciales» des chrétiens au XXIe siècle.
A ses yeux, les chrétiens sont de plus en plus confrontés à une culture de répression de la part des gouvernements «sécularistes» qui utilisent la doctrine de la «tolérance et de la diversité» pour évacuer complètement les chrétiens de la vie publique. Au cours d’une conférence sur les diverses intolérances, quelles soient religieuses ou laïques, tenue au club catholique de la «Newman Society», à l’Université anglaise d’Oxford, le cardinal australien a tiré la sonnette d’alarme.
Le prélat a estimé que la liberté de l’Eglise catholique dans le monde occidental était désormais soumise à la pression d’une nouvelle tendance dangereuse. Il s’agit de l’utilisation des lois anti-discrimination et de défense des droits de l’homme pour attaquer le rôle de la religion dans la vie publique. Il a dénoncé, en fustigeant «l’intolérance laïque», une «petite minorité qui a une influence disproportionnée dans les médias». Pour le cardinal Pell, la législation sur les droits de l’homme et les lois anti-discrimination sont utilisées comme arme contre les chrétiens et leur opinion dans le débat public. Et d’affirmer que la question cruciale pour les «sécularistes» est la défense légale de l’avortement. A ses yeux, «l’industrie des droits de l’homme» a provoqué la mort des questions de liberté de conscience qu’avait justement soulevées la législation sur les droits de l’homme.
L’archevêque de Sydney, à la réputation de conservateur, a mis en garde contre le libéralisme moderne et «séculariste» qui, loin de ses origines classiques, fait montre maintenant de «fortes tendances totalitaires», ne défendant plus la liberté démocratique, mais un étatisme oppressif. Il a finalement estimé, lors de sa conférence devant les membres de l’»Oxford University Newman Society», que les chrétiens devaient retrouver du courage et de la confiance en eux s’ils voulaient affronter ce problème (apic/cns/be)



