Des conditions d’hébergement à revoir d’urgence

Australie: Les évêques réclament davantage d’humanité dans l’accueil des réfugiés

Sydney, 29 janvier 2002 (APIC) La Conférence des évêques australiens a appelé les autorités à davantage d’humanité dans les questions liées aux réfugiés. Les conditions d’hébergement et les contraintes procédurières des demandeurs d’asile doivent être revues d’urgence, estiment les évêques dans un communiqué diffusé le 28 janvier.

Le premier ministre John Howard a affirmé récemment qu’il maintenait une politique de fermeté dans les questions liées à l’asile. Les conditions d’accueil des demandeurs d’asile font actuellement l’objet de critiques dans la presse locale et internationale. Onze mineurs du camp de Woomera avaient menacé de mettre fin à leurs jours et une bonne vingtaine de demandeurs d’asile y ont entamé une grève de la faim, selon les médias. Plusieurs internés se seraient même blessés intentionnellement durant la nuit.

Les évêques australiens ont exprimé leur compréhension face au désarroi des autorités, placées devant un nombre important et inattendu de réfugiés. Ils estiment cependant que cette difficulté ne justifie pas la dureté de leur position. «Je demande au gouvernement de respecter la dignité humaine et les droits des demandeurs d’asile et d’entendre leur appel à l’aide», a affirmé le président de la Conférence des évêques et archevêque de Canberra, Mgr Francis Carroll. Ce dernier appelle les autorités à confier aux organisations humanitaires l’accompagnement des demandeurs d’asile. Les enfants ne devraient en aucun cas être internés dans des camps comme celui de Woomera, estime également le prélat.

La Croix-Rouge a aussi exprimé sa préoccupation face à la situation qui règne dans les camps. Les étrangers entrés illégalement en Australie sont maintenus parfois plusieurs mois dans des centres d’accueil avant que leur demande d’asile ne soit enfin traitée. Le premier ministre Howard a affirmé qu’il n’envisageait aucune alternative à cette politique de dureté. Il estime que les demandeurs d’asile sont traités avec dignité et dans le respect des principes humanitaires. (apic/kna/bb)

29 janvier 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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