Les victimes ont avantage à s’adresser directement à la police

Australie: Un programme d’aide aux victimes d’abus sexuels contesté

Sydney, 18 juillet 2008 (Apic) L’éminent jésuite Chris Riley propose d’abandonner «Towards Healing», le programme d’aide aux victimes d’abus sexuels élaboré par l’Eglise catholique. Les victimes ne peuvent y attendre aucune justice de la part de l’Eglise, a-t-il affirmé le 17 juillet lors de l’émission «Nine» de la télévision australienne.

Selon lui, les victimes ont avantage à s’adresser directement à la police et à se confier à la justice. Chris Riley est à la tête de l’organisation «Youth Off The Street» (La jeunesse loin de la rue), qui propose de nouvelle perspectives aux jeunes sans toit et aux victimes d’agressions sexuelles.

Selon le jésuite, le programme «Towards Healing» est dans de nombreux cas à l’avantage des auteurs d’abus sexuels. Il permet d’éviter des poursuites juridiques par le paiement d’un dédommagement et le renoncement d’une plainte par la victime. Le fait que «ces accords soient négociés derrière une porte fermée est simplement obscène», a déclaré le Père Riley. Les auteurs doivent aller en prison «pour une longue période», selon lui.

Les propos du responsable de «Youth Off The Street» apportent de l’huile sur le feu dans les débats actuels menés en Australie sur l’attitude de l’Eglise catholique face aux abus sexuels. Des victimes et des membres de leur parenté ont reproché au cardinal Pell, archevêque de Sydney, d’avoir commis des négligences dans le traitement d’abus commis par des prêtres. Ils ont demandé à plusieurs reprises de rencontre le cardinal Pell et le pape Benoît XVI durant les JMJ. (apic/kna/job/bb)

18 juillet 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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