L’Eglise doit donner de la place et la parole aux jeunes

Autriche: Evêque tyrolien soucieux du chômage des jeunes

Mariazell, 15 août 2007(Apic) Là où la rationalité économique représente la norme générale dans la politique sociale et du travail, l’existence humaine perd de sa valeur. C’est ce qu’a clamé le 14 août l’évêque du diocèse d’Innsbruck, Mgr Manfred Scheuer, lors d’un forum de discussion avec le ministre autrichien des Affaires sociales Erwin Buchinger. Ce forum s’inscrivait dans le cadre du pèlerinage international de la jeunesse à Mariazell.

Face aux quelque 60’000 jeunes au chômage en Autriche, la tâche de l’Eglise consiste précisément à «donner de la place et la parole à ces jeunes» et à leur montrer que le chômage, à côté de son aspect matériel, a aussi «d’énormes effets sur le développement de la personnalité des êtres humains et sur leur horizon de sens», a déclaré l’évêque.

Discuter de la valeur du travail

Concrètement, l’Eglise doit pouvoir effectuer des «actes symboliques», en garantissant elle-même dans ses institutions des places de travail et en créant de nouvelles places de formation, a énoncé Mgr Scheuer. D’autre part, l’Eglise peut soutenir, par des mesures de formation, le développement personnel des jeunes. L’évêque pense qu’il y a dans l’Eglise autrichienne de «nombreux débuts prometteurs» pour ces deux types de démarches.

Selon le prélat, il appartient aussi aux tâches de l’Eglise de toujours relancer la question sur la «valeur du travail». On ne doit pas se limiter à un énoncé du style «Il est meilleur d’avoir un travail que de ne pas en avoir». L’accroissement des «emplois précaires» exige justement des «critères clairs» pour l’évaluation du travail (apic/ag/fram/js)

15 août 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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