Autriche: «L’affaire Groer» connaît de nouveaux développements
Rome prié d’envoyer un visiteur apostolique
St Pölten, 13 janvier 1998 (APIC) «L’affaire Groer» connaît de nouveaux développements en Autriche. L’Abbé Clemens Lashofer, supérieur de l’Abbaye bénédictine de Göttweig, a demandé au Vatican d’envoyer un visiteur apostolique dans son monastère, pour faire la lumière sur les accusations d’abus sexuels lancées contre le cardinal Hermann Groer.
L’ancien archevêque de Vienne, moine bénédictin a quitté au début de l’année sa charge de prieur du couvent de Maria Roggendorf qui dépend de l’Abbaye de Göttweig. Outre les raisons de santé, le cardinal est âgé de 78 ans, de nouvelles accusations d’abus sexuels ont motivé ce départ. Des accusations semblables lancées en 1995 avaient déjà provoqué un grave scandale dans l’Eglise autrichienne, acculant finalement le cardinal Groer à se retirer de sa charge d’archevêque de Vienne. Mgr Groer avait alors été établi prieur du couvent de Maria Roggendorf.
L’Abbé Lashofer a confirmé avoir demandé à la Congrégation romaine pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique d’effectuer une visite apostolique à l’abbaye de Göttweig. Un examen objectif des accusations lancées contre le cardinal Groer ainsi que des reproches contre notre monastère et contre mes options de gouvernement est aujourd’hui nécessaire, estime l’Abbé Lashofer. Une telle enquête ne peut être faite que par une instance indépendante et compétente. Pour l’Abbaye de Göttweig, il s’agit aussi de prévenir le jugement de certains médias qui, sous l’apparence de compte-rendus objectifs, propagent des demi ou des contre-vérités.
Le droit canon prévoit que les maisons des congrégations religieuses reçoivent régulièrement la visite de l’évêque ou d’un supérieur de l’Ordre chargés de constater si la vie religieuse y est conforme à la Règle et de prendre les mesures pour corriger les abus éventuels. Dans les cas particuliers, le Vatican peut désigner directement lui-même un ou plusieurs visiteurs apostoliques. Les membres de l’Institut sont tenus de répondre en toute charité et vérité aux visiteurs. Nul n’a le droit de quelque manière que ce soit de les détourner de cette obligation ou de faire obstacle d’une autre manière au but de la visite. (apic/kap/mp)




