Rome: Le patriarche gréco-melkite Grégoire III attend un geste du pape pour aider la Syrie
Aux yeux du patriarche, le pape François est un bon connaisseur du monde arabe
Rome, 18 avril 2013 (Apic) Le patriarche d’Antioche des gréco-melkites a été reçu en audience par le pape François le 18 avril 2013. Avant cette rencontre, Grégoire III Laham avait confié à l’agence I.MEDIA qu’il attendait beaucoup du nouveau pontife – à ses yeux un bon connaisseur du monde arabe – pour l’avenir de son Eglise et de la Syrie. Le prélat syrien souhaite notamment une relation «plus personnelle» du pape avec les Eglises d’Orient
Une vingtaine de jours plus tôt, à l’occasion du Vendredi saint, le patriarche avait adressé un message au pape François. Il y appelait le souverain pontife à accomplir «un geste, une initiative» en faveur de tous les Syriens, chrétiens et musulmans. Une démarche qui «tracerait un chemin vers une solution à la crise, pour mettre un terme à la course à l’armement, à la violence, la terreur, la prise d’otages, les rançons, le chaos et la mort».
Le 17 avril à Rome, le chef de l’Eglise gréco-melkite indiquait : «Nous attendons que le pape reçoive d’ici peu l’ensemble des patriarches orientaux, il est urgent qu’il nous dise : je veux vous écouter, voir de quoi il s’agit».
La voix du pape est particulièrement entendue au Moyen-Orient
Grégoire III Laham, qui réside au siège du Patriarcat, à Damas, a aussi souhaité que le pape François envoie un cardinal du Vatican dans la capitale syrienne «pour prier, tout simplement». Le tempétueux prélat espère que dans le futur, «le pape aura une rencontre plus humaine, plus personnelle avec les Eglises d’Orient».
Le patriarche s’est dit confiant dans «une action politique, mais à la manière vaticane». Le pape est une autorité spirituelle mondiale et n’est pas lié par des intérêts économiques au Moyen-Orient, a rappelé le prélat. Dès lors, sa voix est particulièrement entendue, notamment en Syrie et au Liban.
Enfin, Grégoire III Laham a souligné que le nouveau pape était un bon connaisseur du monde arabe, du fait de ses années passées en tant qu’archevêque de Buenos Aires, capitale d’un pays où la diaspora des Eglises d’Orient est bien implantée. (apic/imedia/cp/rz)



