Suisse: Une délégation œcuménique à Berne pour discuter des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)

Avant la séance de l’ONU du 20 au 22 septembre à New York

Lausanne, 23 août 2010 (Apic) A seulement cinq ans de l’échéance de 2015, la communauté internationale, réunie du 20 au 22 septembre prochain au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, fera le bilan intermédiaire des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Les OMD ont été adoptés par l’ONU en 2000 pour lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde. Avant le sommet de l’ONU, une délégation de haut rang du Symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) et de l’Alliance reformée mondiale (ARM) visitera des décideurs politiques en Suisse et dans cinq autres pays européens.

En Suisse, la délégation devrait rencontrer à Berne dans la deuxième semaine de septembre la présidente de la Confédération Doris Leuthard. Elle aura en tout cas des entretiens avec le chef de la Direction du développement et de la coopération (DDC), Martin Dahinden, et des représentants de l’administration fédérale. La délégation informera sur la situation en Afrique, rappellera les promesses des gouvernements et échangera sur les moyens à mettre en œuvre afin d’atteindre les OMD. L’Action de Carême (AdC) à Lucerne et son homologue Pain pour le Prochain (PPP) à Lausanne soutiennent la délégation lors de sa visite en Suisse.

Malgré quelques progrès, des doutes subsistent sur la réalisation des objectifs jusqu’en 2015

La délégation est composée de Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, en République Démocratique du Congo, ancien président du SCEAM, du pasteur Setri Nyomi, secrétaire général de l’Alliance Réformée Mondiale (ARM), d’un représentant de la Conférences des évêques suisses (CES), du Père Jean Patrice Ngoyi Kasongo, expert de SCEAM, de Firmin Adjahossou, expert de SCEAM, d’Antonio Hautle, directeur d’Action de Carême, de Beat Dietschy, secrétaire général de Pain pour le Prochain.

Malgré quelques progrès, notent les œuvres suisses d’entraide AdC et PPP, des doutes subsistent quant à l’atteinte des objectifs jusqu’en 2015. Il y en a encore 1,4 milliards d’hommes et femmes qui vivent dans la pauvreté extrême, plus d’un demi million de femmes meurent suite à une grossesse ou lors de l’accouchement, les réformes du système mondial économique et financier tardent à être mises en place, relèvent AdC et PPP. «Les répercussions de la crise du système mondial économique et financier et du changement climatique touchent les plus pauvres et aggravent encore leur situation. Et il reste encore beaucoup à faire pour les cinq prochaines années».

Les tâches de la Suisse, afin de pouvoir contribuer efficacement aux OMD, sont pour les ONG suisses les suivantes: la Suisse doit ainsi augmenter l’aide publique au développement et introduire des sources innovantes de financement du développement (p. ex. une taxe sur les transactions financières); prendre des mesures contre l’évasion et la fraude fiscales internationales dans la législation suisse; mettre les droits de l’homme au centre de la coopération au développement; ne pas financer la lutte contre le changement climatique avec le budget de la coopération au développement; améliorer la cohérence entre les politiques financières, économiques et de développement. (apic/com/be)

23 août 2010 | 16:15
par webmaster@kath.ch
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