Rome: Une campagne de lutte contre les violences sexuelles à l’égard des enfants

Avec le soutien ferme du pape

Rome, 30 novembre 2010 (Apic) L’ancien représentant du Saint-Siège auprès des Nations Unies, le cardinal Renato Martino, a participé au lancement d’une campagne du Conseil de l’Europe contre la violence sexuelle à l’égard des enfants, le 29 novembre à Rome. Le cardinal a souligné que cette campagne, lancée le soir même en présence de plusieurs autorités et experts des Etats membres du Conseil de l’Europe, est fortement encouragée par le pape. Il a finalement souhaité qu’elle porte de «riches fruits», rapporte l’agence vaticane I.MEDIA.

Le cardinal Martino a également tenu à rappeler «la souffrance, la clarté, la rigueur et la fermeté» avec lesquelles le pape avait affronté «la réalité des crimes sexuels envers les enfants». Au fil de son intervention, l’ancien président du Conseil pontifical Justice et Paix a cité la «Lettre pastorale aux catholiques d’Irlande» de Benoît XVI, publiée le 20 mars dernier. Il a aussi parlé du consistoire extraordinaire du 19 novembre, lors duquel les cardinaux du monde entier avaient notamment évoqué la réponse de l’Eglise face aux affaires de pédophilie au sein du clergé.

«Les chiffres montrent que les violences ont lieu d’abord au sein même de la famille et dans le cercle d’amis», a expliqué le cardinal Martino avant de citer également l’école et les différentes institutions. En conséquence, «il serait contradictoire et idéologique de ne considérer que les institutions qui ont choisi la voie de la transparence». Et de finalement souhaiter «la synergie et la collaboration la plus large possible entre toutes les forces engagées dans la lutte contre les violences sexuelles».

Chiffres alarmants

Selon des chiffres alarmants publiés par le Conseil de l’Europe, un enfant sur cinq, sur le Vieux continent, serait victime d’une forme de violence sexuelle: inceste et abus sexuels dans le cercle familial, pédopornographie, prostitution enfantine, corruption, sollicitation par Internet ou agression sexuelle par d’autres enfants.

Dans 70 à 85% des cas, ces agressions seraient le fait de personnes connues de l’enfant et en qui il a confiance. (apic/imedia/ami)

30 novembre 2010 | 08:59
par webmaster@kath.ch
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