«Avons-nous encore le droit d’affirmer notre attachement à la tradition chrétienne?»
Valais: L’UDC porte la guerre des crucifix devant le Grand Conseil
Sion, le 11 février 2011 (Apic) Le Grand Conseil valaisan traitera, lors de sa session de mars 2011, un postulat de l’UDC sur les crucifix dans les écoles. «Nous demandons au Conseil d’Etat de prendre les mesures nécessaires… pour que dans chaque salle de classe d’une école publique valaisanne, un crucifix rappelle aux élèves la foi de nos pères», tel est le postulat déposé par les députés UDC Eric Jacquod et Franz Ruppen.
«Ce postulat a été déposé pour lancer le débat», a précisé Eric Jacquod dans le quotidien valaisan «Le Nouvelliste», le 10 février. «Le Parlement sert justement à mener les débats de fond. C’est lui qui doit prendre des décisions et non pas l’un ou l’autre chef de service», a-t-il encore précisé.
Le postulat de l’UDC «Touche pas à mon crucifix!» rappelle aux élus au Grand Conseil qu’ils ont solennellement promis d’empêcher ce qui porterait atteinte à la religion de nos pères (art. 66 al. 1 du règlement du Grand Conseil), lors de leur assermentation. «Osons défendre notre identité», y lit-on encore, «dont la religion de nos pères constitue un élément essentiel et dont le crucifix dans les salles de classe représente un signe».
Valentin Abgottspon, enseignant à l’école secondaire de Stalden et président de la section valaisanne de l’association des libres penseurs de Suisse, avait refusé de remettre dans sa salle de classe le crucifix qu’il avait ôté. Il avait été licencié, sans préavis, le 8 octobre 2010. Il avait déposé un recours auprès du Tribunal cantonal, le 2 novembre. (apic/com/ggc)



