235 milliards de dollars: Une dette insupportable

B Eglises et mouvements populaires préparent un plébiscite sur la dette extérieure

Brasilia, 21 novembre 1999 (APIC) Eglises, syndicats, partis politiques de gauche et mouvements populaires préparent une grande mobilisation pour soulever une fois de plus la question de la dette extérieure du Brésil. Cette dernière atteint, en novembre 1999, la somme impressionnante de 235 milliards de dollars. Ce plébiscite national sur la dette extérieure aura lieu du 2 au 7 septembre de l’an 2000. il s’achèvera avec l’Assemblée, pour la sixième année consécutive, du «Cri des exclus».

La date du plébiscite et son organisation ont été décidées en fin de semaine à Brasilia lors de la dernière réunion de la Coordination de la Campagne du Jubilé de l’An 2000, intitulé: «Pour un Millénaire sans dettes».

L’organisation du plébiscite est confiée à des mouvements nationaux de grande envergure. On y trouve, entre autres, les mouvements de pastorale sociale liés à la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB), le Conseil œcuménique des Eglises chrétiennes (CONIC), le Mouvement des paysans sans terre (MST), la Centrale des mouvements populaires (CMP) et la Centrale syndicale unique des travailleurs (CUT).

Pour tous ces organisations, l’objectif principal poursuivi est de faire prendre conscience à la population qu’une des causes de la misère qui frappe encore tant de Brésiliens se trouve précisément dans la dette extérieure qui empêche le pays à procéder à des réformes sociales fondamentales. Le plébiscite veut réaliser une grande mobilisation en vue de retrouver une souveraineté nationale totalement perdue en ce domaine. Concrètement, il s’agira d’arracher aux parlementaires brésiliens des décisions sur la dette extérieure et de trouver des réformes pour contrôler la circulation du capital financier dans le pays.

L’idée du plébiscite a surgi lors de la réalisation, en avril dernier à Rio de Janeiro, du «Tribunal de la dette extérieure» avec la participation de 1’700 personnes. Le verdict final du Tribunal était sévère et péremptoire: «La dette extérieure des pays les plus pauvres et des pays les plus endettés a déjà été payée. Sous leur forme comptable actuelle, ces dettes ne doivent pas être remboursées»! (apic/plp/ba)

22 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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