Rome: 26 nouveaux gardes suisses prêteront serment le 6 mai
Baisse du nombre de recrues
Rome, 4 avril 2012 (Apic) 26 nouveaux gardes suisses, dont une majorité de germanophones, prêteront serment le 6 mai au Vatican. Cette traditionnelle cérémonie d’assermentation voit cette année une baisse des recrues. Leur nombre n’était en effet pas descendu en dessous de 30 depuis une dizaine d’années.
Comme chaque année, cette cérémonie colorée aura lieu au jour de la commémoration de la résistance des gardes suisses pour la défense du pape Clément VII (1523-1534), lors du «sac de Rome» par les troupes de Charles Quint, le 6 mai 1527. Les nouvelles jeunes recrues de la Garde suisse pontificale prêteront serment dans la cour Saint-Damase du Palais apostolique au Vatican, en présence de Mgr Angelo Becciu, substitut de la Secrétairerie d’Etat. Parmi les 26 nouveaux gardes, 16 prêteront serment en langue allemande, 5 en français, 5 autres en italien et, cette année, pas un seul en romanche. Les nouveaux sont entrés au sein de la Garde suisse entre juin 2011 et février dernier.
Entre 2003 et 2011, le nombre de nouvelles recrues a toujours oscillé entre 31 et 38. Selon certains observateurs, les festivités du Jubilé de l’An 2000 puis celles, en 2006, du 500e anniversaire de la garde suisse, avaient permis de mettre un coup de projecteur sur le travail de l’armée du plus petit Etat du monde dans la Confédération helvétique. «Il y a eu cette année de nombreux départs, reconnaît-on à la garde suisse, et peu d’arrivées».
Respect, fidélité et obéissance
Les nouvelles recrues, en grande tenue, prêteront donc serment l’une après l’autre sur le drapeau de la Garde suisse pontificale, un étendard aux armes de Benoît XVI et du pape fondateur du corps d’armée, Jules II della Rovere (1503-1513). Un bras sur le drapeau, et l’autre levé vers le ciel avec 3 doigts tendus, chacun des nouveaux gardes jurera de «servir fidèlement, loyalement et de bonne foi, le souverain pontife régnant, Benoît XVI, et ses légitimes successeurs, de (se) dévouer pour eux de toutes (ses) forces, sacrifiant si nécessaire (sa) vie pour leur défense». Promettant «respect, fidélité et obéissance» au pape et à leurs supérieurs, les nouveaux gardes assureront également que leur dévouement sera identique «vis-à-vis du collège des cardinaux» en cas de «vacance du siège apostolique».
Au cours de la cérémonie solennelle, le commandant et l’aumônier de la Garde suisse, unique corps militaire du Vatican, Daniel Anrig et Mgr Alain de Raemy, prononceront chacun un discours. Les proches des nouvelles recrues ainsi que des autorités suisses assisteront comme chaque année aux manifestations organisées en l’honneur de ce corps pontifical qui avait fêté en 2006 le 500e anniversaire de sa fondation par le pape Jules II.
Lucerne à l’honneur
Cette année, le canton invité d’honneur de la journée sera celui de Lucerne. Une forte délégation de ce canton sera ainsi présente à Rome, dont la présidente du Conseil d’Etat Yvonne Schärli.
Le 5 mai en fin d’après-midi une gerbe de fleurs sera déposée devant le monument commémoratif des gardes morts lors du «sac de Rome» du 6 mai 1527, dans la caserne de la Garde suisse pontificale. Le 6 mai, à 7h15, la journée des gardes commencera par une messe célébrée dans la basilique Saint-Pierre par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège. La prestation de serment des nouvelles recrues, qui a d’ordinaire lieu dans l’après-midi, se déroulera cette année à 10h30. En milieu d’après-midi, la fanfare de la police du canton de Lucerne offrira un concert.
C’est le 6 mai 1527, lors du «sac de Rome» par les lansquenets allemands et espagnols, que 147 gardes suisses moururent pour défendre le pape Clément VII, tandis que 42 autres s’échappèrent avec lui vers le château Saint-Ange où ils se réfugièrent.
La Garde suisse garantit la protection immédiate du pape, contrôlant les entrées de la Cité du Vatican et surveillant le Palais apostolique, résidence du souverain pontife. A côté des missions de sécurité, les services d’ordre et d’honneur font partie du métier de garde.
Le corps se compose d’environ 110 hommes, catholiques et citoyens helvètes. Pour entrer dans la Garde suisse, il faut avoir entre 19 et 30 ans, un bon état de santé, un casier judiciaire vierge, être célibataire et avoir accompli l’école de recrues de l’Armée suisse. Les gardes s’engagent pour une durée minimum de deux ans. Le grade de caporal est exigé pour ceux qui souhaiteraient se marier. (apic/imedia/ami/bb)



