Pour une culture d’ouverture et de dialogue
Bâle: Affaire de l’abbé Sabo: Pétition et lettre ouverte de Xaver Pfister
Bâle, 26 août 2008 (Apic) Les responsables de l’Eglise n’ont pas vraiment entendu la base dans «l’affaire de l’abbé Sabo». Xaver Pfister, théologien responsable de l’information de l’Eglise catholique de Bâle, revient sur le sujet. A titre personnel, il a écrit une lettre à Franz Sabo et lancé une pétition à Mgr Koch.
Dans sa requête, Xaver Pfister demande à l’évêque de mettre sur pied des mécanismes permettant la résolution du conflit en instituant une procédure actuelle de destitution de prêtres. Il propose d’autre part à l’abbé Sabo, à qui il reproche d’avoir rejeté l’offre d’entretien de l’évêque, d’accepter de dialoguer avec lui.
Selon le communiqué de presse, la pétition de Xaver Pfister a été rédigée en collaboration avec ses collègues. Elle ne vise pas uniquement le «cas de la paroisse de Roschenz», ni ne prend position sur les questions qui en dépendent. Elle a pour but de faire en sorte que de telles situations ne se reproduisent plus.
Développer une culture du conflit
Le texte de la pétition demande à l’évêque de «tirer les conséquences du conflit» et de créer un processus officiel de révocation d’un prêtre qui «corresponde aux exigences modernes du droit». Ce serait un travail que les instances juridiques internes à l’Eglise pourraient effectuer. Cette discussion devrait être menée par des experts en droit canon. Il s’agit en tout cas de développer, au sein de l’Eglise catholique, une «culture du conflit».
Tous les catholiques du diocèse de Bâle peuvent signer la pétition. La récolte des signatures va jusqu’au 30 octobre, date à laquelle la pétition sera remise à l’évêque et à la direction de l’évêché.
L’abbé Sabo: «pas un pionnier»
Dans sa lettre ouverte à Franz Sabo, le théologien ne mâche pas ses mots et exige de lui qu’il reprenne le dialogue avec l’évêque. Ce dernier avait proposé une rencontre au prêtre, qui n’a encore pas eu lieu parce que l’avocat de Franz Sabo a décliné plusieurs rendez-vous. L’auteur de la lettre ouverte explique qu’il «est arrivé à la conviction que Mgr Kurt Koch est vivement intéressé par une solution de ce conflit». Il invite l’abbé Sabo à lui communiquer les motifs de son refus de dialogue. Il devrait faire preuve de miséricorde à l’égard de l’évêque comme il la revendique de sa part. Xaver Pfister a en outre expliqué qu’il ne voit pas en l’abbé Sabo un pionnier pour une vraie évolution de l’Eglise, parce que dans ce cas, il en va plus de son comportement personnel que de l’Eglise dans son ensemble. Le prêtre entraverait même les modifications nécessaires au sein de l’Eglise, et ne pourrait compter que sur la solidarité d’une minorité de paroissiens.» (apic/kath.ch/gs/js)



