La faute aux sorties d’Eglise et à la diminution des impôts
Bâle: En recul, l’Eglise songe à réaffecter ou à vendre des églises
Bâle, 15 février 2002 (APIC) En raison du recul de ses membres et la baisse des impôts ecclésiastiques, l’Eglise catholique romaine de Bâle-Ville (RKK) devra songer à réaffecter ou à vendre des églises. Certaines pourraient même être démolies, estime Xaver Pfister, de la direction décanale de la RKK. La priorité reste pour le moment le regroupement des paroisses dans des secteurs pastoraux.
En 1973, sur les quelque 227’000 habitants de Bâle, plus de 200’000 appartenaient soit à l’Eglise catholique romaine (RKK) ou à l’Eglise évangélique-réformée (ERK). Mais la situation a fondamentalement changé en raison des sorties d’Eglise, massives dans les années 90.
Au début de cette année, sur une population de près de 198’000 personnes dans le canton de Bâle-Ville, on ne compte plus que 35’000 catholiques et 42’000 protestants. Un changement significatif de tendance n’est pas en vue, estime-t-on tant du côté de la RKK que de l’ERK.
Le nombre de sorties d’Eglise, extrêmement élevé par rapport à la moyenne suisse, a peut-être quelque chose à voir avec le mode de perception des impôts ecclésiastiques. Contrairement à Bâle-Ville, dans de nombreux cantons, l’impôt d’Eglise n’est pas perçu séparément et figure sur le même bordereau que les autres impôts.
Ne pas garder des bâtiments «par pure nostalgie»
Etant donné le coût d’entretien des bâtiments d’église, la RKK réfléchit sur la possible réaffectation des lieux de culte catholiques. On ne devrait pas garder des bâtiments «pour de pures raisons nostalgiques» s’ils ne peuvent plus être utilisés aussi intensivement qu’à l’époque où ils ont été construits, note à ce propos le nouveau concept pastoral de la RKK. Mais il faudra veiller, lorsque les bâtiments changent d’affectation, «à ne pas blesser les sentiments religieux».
S’il y avait des raisons prépondérantes pour ne plus utiliser une église comme lieu de culte, l’évêque diocésain peut, selon le droit canon, restituer le bâtiment pour des usages profanes, mais respectant la dignité des lieux. Du côté protestant, la réaffectation des lieud de culte est plus facile. Plusieurs églises réformées de Bâle ont été transformées pour d’autres buts ces dernières années, par ex. musée ou en centre de rencontre culturelle. (apic/job/wm/be)



