Un nouveau concept pour moins de catholiques

Bâle: L’Eglise catholique entreprend sa restructuration

Bâle, 27 mars 2002 (APIC) Le décanat catholique de Bâle-Ville a présenté mardi devant la presse son plan de restructuration. Le concept pastoral et l’organigramme tiennent compte des diminutions de ressources que connaît l’Eglise depuis quelques années. En 10 ans, le nombre de catholiques a été diminué d’un quart.

Le synode de l’Eglise catholique romaine du canton de Bâle-Ville a adopté la semaine dernière son plan de restructuration. Jusqu’au début 2004, l’effectif des forces pastorales devra passer de 98 à 85. Ce qui n’entraînera pourtant aucun licenciement, selon Xaver Pfister, co- responsable du décanat. Malgré les restrictions budgétaires, l’organigramme prévoit de nouvelles prestations avec places de travail à l’appui, dont un mi-temps pour les questions touchant les femmes et un autre pour la diaconie.

La restructuration du décanat a été rendue nécessaire par la forte diminution du nombre de catholiques. De 46’384, ils sont tombés à 34’995 en dix ans, ce qui correspond à un quart en moins. Dans ce même temps, les ressources de l’Eglise ont baissé de 16%, alors que le personnel a augmenté ces 6 dernières années de 20%.

Maintenir une pastorale de proximité

Assurer l’annonce de l’Evangile tout en diminuant les forces pastorales. C’est ce défi que tente de relever l’Eglise catholique de Bâle en présentant son concept. L’accent sera mis sur une pastorale de proximité, qui annonce Dieu «dans la vie de tous les jours». Le décanat demande notamment que les missions linguistiques italienne, française, espagnole, croate, portugaise, hongroise et slovaque soient renforcées. L’enseignement religieux dans les écoles doit être réorganisé et mené uniquement dans le cadre d’une collaboration avec l’Eglise évangélique réformée.

Le concept pastoral prévoit également la restructuration des paroisses, qui seront réparties en deux entités pastorales comprenant respectivement trois et deux paroisses. Il s’ensuivra une diminution du nombre de paroisses ecclésiastiques. Dans le «Kleinbasel», par exemple, elles passeraient de quatre à deux. Mais aucune des quatre églises ne sera fermée, a affirmé le doyen André Duplain. Les restructurations de paroisses, selon le droit canonique, sont du ressort de l’évêque diocésain, Mgr Kurt Koch. (apic/wm/bb)

27 mars 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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